Leçon de chose

Jeudi 16 novembre 2006
J'ai décidé, en accord majoritaire avec moi même, de vous montrer que non seulement la femme doit être évité le plus possible, mais qu'il faut, en particulier, éviter tout contact physique avec la susnommée.


Bien, commençons.

Tout d'abord, faire l'amour, c'est nul, c'est ringard, et c'est pas hype.
L'homme moderne dit plutôt "niquer", "baiser", "troncher", voire, si vraiment il maîtrise le language soutenu, faire "crac crac" ou "han han".

Ceci étant posé, comme disait Charlemagne à son serviteur venu lui débarasser des fleurs fanées de sa barbe légendaire, reprenons.


PREMIEREMENT

Fier, l'homme moderne ne travaille pas plus de 35h par semaine. Ceci est dû à une réforme faite par des pédés de gauchistes à la solde de l'ennemi soviétique.
Fier, il jouit donc allègrement du temps libre dans l'oisiveté de notre société décadente.
Il flâne, joue au golf, au poker, et au train électrique. C'est important pour l'homme de se reposer.

OR, et là, j'ACCUSE publiquement : la femme ne cherche qu'à le distraire du saint repos du guerrier. Elle parade en nuisette à 16h, lorsque l'homme rentre harassé, et quand bien même la vaisselle s'accumule. Féline, elle miaule et suscite chez l'homme les plus vils instincts que nous ne pouvons envier aux singes.

L'homme devient raide comme la justice de Dieu.
C'est dire.

L'alchimie ainsi provoquée, l'homme devient bestial. Il grimpe aux murs pour tenter d'impressionner sa meuf, tente quelques cabrioles, et se pète lamentablement la gueule : c'est dangereux pour la santé, comme je vous le disait.


DEUXIEMEMENT

Si jamais la femme arrive à attirer l'homme dans le cloître de ses draps de satin (qu'elle lui a fait acheté pour quelques millions d'anciens francs, tout de même, on l'oublie trop souvent), l'homme doit A UN MOMENT se retrouver tout nu.

Or, c'est un fait, comme deux et deux font quatre, l'homme tout nu est ridicule. La femme est belle, gironde, laiteuse, généreuse.
L'homme est gauche, maladroit, mal à l'aise, déséquilibré. On peut là aussi se foutre franchement de sa gueule, ce que la femme fait presqu'à chaque fois.
Et c'est méchant.

Conclusion logique : complexe, trouble de la personnalité, questionnement existentiel, qui suis-je, où vais-je, qui sucerais-je ?
Psychothérapie : facture salée.

Femme qui rit ... femme à moitié dans son lit, ce dicton (de merde) est une preuve accablante de la perfidie de la femmelle.
Parce que l'autre moitié ... Bref.
Là aussi, on le voit bien : mauvais pour la santé.


TROISIEMEMENT

Si jamais l'homme, avec une acuité de coeur comme on n'en rencontre plus guère que chez les leaders socialistes, et une persévérance digne d'Omar (celui qui m'a tué), arrive à dépasser ce genre de désagrément, que se passe-t-il ensuite ?

Le coït. Mais faut prononcer "Co - I - te"
A ne pas confondre avec Koweit, il y a des fatwas qui ont été lancé pour moins que ça.
Faites gaffe bordel.

Le coït consiste, selon le Larousse et mon arrière grand père, "en l'assemblage physique et sentimental de deux être de sexe opposé (cela va sans dire) et amoureux".

En gros, et pour résumer : l'asservissement de la pensée par les lois du corps. La raison perd toute sa prépondérance, et le centre de gravité neuronale subit, chez l'homme, un déplacement de haut en bas par vecteur sanguin.

C'est le moment où on pense à Fernande.


A CE MOMENT LA, tout va bien, dans le meilleur des mondes. Génocide arménien, augmentation du prix du pain, baisse drastique des crédits du scoutisme, on s'en branle royalement. Tout ce qui compte, c'est le moment présent.
Carpe Diem à donf grave de chez grave, en fait.

Bon, faut profiter.

Parce que généralement, et selon les résultats d'une étude poussée menée par moi même dans différents clubs échangistes de France, la sémantique générale est de cet ordre :

- Oh oui, oh oui, Germaine, encore comme ça, ne touche à rien (les prénoms ont été modifié dans le souci de préserver l'anonymat de Martine Aubry. Oups.)

- Ouais, vas-y camarade ! Je le sens bien ton projet socialiste.
Surtout ne t'arrête pas.

PAUSE. Arrêtons nous sur cette dernière phrase. "surtout ne t'arrêtes pas".
Anodin comme ça, non ? Et pourtant, inéluctablement, l'homme a besoin de prouver qu'il est rebelle. Et il entend bien ne pas suivre les ordres de la femme qu'il domine pour l'heure.

Et invariablement, on entend ... " hhhhh ... et merde ... désolé"



CECI NOUS PROUVE DEUX CHOSES :


    1- Poli, l'homme s'excuse. Fier, il n'en reste pas moins désireur de cultiver une image de gentleman auprès de sa femme. Il attendra donc quelques secondes avant de s'endormir.

    2 - Ce genre de comportement est très néfaste pour le coeur : avoir une activité sexuelle réguilère empêche toute méditation divine, car sans cesse sur le métier l'on veut remettre l'ouvrage.
Eve n'était déjà que l'incarnation du démon, ses descendantes sont de dignes héritières.

Découragé, l'homme doute. "Qui suis-je ?"

Nu, ridicule, transpirant, les cheveux en bataille, il se dresse près de la baie vitrée, livrant son corps en offrande aux passants, et dit, les yeux pointés vers le ciel : "n'ais je donc tant vécu que pour cette infamie" ?

La femme, à ce moment là, rigole.
L'homme est poète, elle se marre.

La chienne.

Afin d'éviter tout contact physique, nous préconisons.

- De ne pas répliquer aux sourires et aux bonjours des représentantes de la gent féminine. C'est un piège.
Au lieu de ça, jouer l'indifférence, et continuer à faire circuler le train électrique. Votre assurance n'en saura que renforcée.

- De ne pas s'émouvoir de trouver femme nue devant soi, et de réagir toujours selon le même mode opératoire. On sort la bible, on lit quelques chapitres à haute voix, psalmodiant et communiant ainsi avec l'être inférieur qui gît à nos pieds. Compassion, mon frère, compassion.


- De précher la bonne parole à toutes les personnes de bonne volonté qui voudraient participer à cette épuration : nous avons besoin de gens en bonne santé afin de nous organiser au mieux pour la prochaine guerre.

Aux armes citoyens, on les aura.

 

Par Glorfindel
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Mardi 21 novembre 2006
Sur mon cou sans armure et sans haine, mon cou
Que ma main plus légère et grave qu'une veuve
Effleure sous mon col, sans que ton coeur s'émeuve,
Laisse tes dents poser leur sourire de loup.

ô viens mon beau soleil, ô viens ma nuit d'Espagne,
Arrive dans mes yeux qui seront morts demain.
Arrive, ouvre ma porte, apporte-moi ta main,
Mène-moi loin d'ici battre notre campagne.

Le ciel peut s'éveiller, les étoiles fleurir,
Ni les fleurs soupirer, et des près l'herbe noire
Accueillir la rosée où le matin va boire,
Le clocher peut sonner: moi seul je vais mourir.

ô viens mon ciel de rose, ô ma corbeille blonde!
Visite dans sa nuit ton condamné à mort.
Arrache-toi la chair, tue, escalade, mords,
Mais viens! Pose ta joue contre ma tête ronde.

Nous n'avions pas fini de nous parler d'amour.
Nous n'avions pas fini de fumer nos gitanes.
On peut se demander pourquoi les Cours condamnent
Un assassin si beau qu'il fait pâlir le jour.

Amour viens sur ma bouche! Amour ouvre tes portes!
Traverse les couloirs, descends, marche léger,
Vole dans l'escalier plus souple qu'un berger,
Plus soutenu par l'air qu'un vol de feuilles mortes.

ô traverse les murs ; s'il le faut marche au bord
Des toits des océans; couvre-toi de lumière,
Use de la menace, use de la prière,
Mais viens, ô ma frégate, une heure avant ma mort.

***

Où sans vieillir je meurs je t'aime ô ma prison.
La vie de moi s'écoule à la mort enlacée.
Leur valse lente et lourde à l'envers est dansée
Chacune dévidant sa sublime raison
L'une à l'autre opposée.

J'ai trop de place encor ce n'est pas mon tombeau
Trop grande est ma cellule et pure ma fenêtre.
Dans la nuit prénatale attendant de renaître
Je me laisse vivant par un signe plus haut
De la Mort reconnaître.

Une aurore joyeuse éclate dans mon oeil
Pareille au matin clair qu'un tapis sur les dalles
Pour étouffer ta marche à travers les dédales
Des couloirs suffoqués l'on posa de ton seuil
Aux portes matinales.

 

 

Par Glorfindel
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Samedi 25 novembre 2006

 

 

 

 

 



La Question : Pourquoi Le Poulet A-T-Il Traversé La Route ... ?

 

 



 

 

 

 

RENE DESCARTES : Pour aller de l'autre côté.

PLATON : Pour son bien. De l'autre côté est le Vrai.

ARISTOTE : C'est la nature du poulet de traverser les routes.

KARL MARX : C'était historiquement inévitable.

CAPITAINE JAMES T. KIRK : Pour aller là où aucun autre poulet n'était allé auparavant.

HIPPOCRATE : En raison d'un excès de sécrétion de son pancréas.

MARTIN LUTHER KING JR. : J'ai la vision d'un monde où tous les poulets seraient libres de traverser la route sans avoir à justifier leur acte.

MOISE : Et Dieu descendit du paradis et Il dit au poulet : "Tu dois traverser La route". Et le poulet traversa la route et Dieu vit que cela était bon.

RICHARD M. NIXON : Le poulet n'a pas traversé la route, je répète, le poulet n'a JAMAIS traversé la route.

NICOLAS MACHIAVEL : L'événement important c'est que le poulet ait traversé la route. Qui se fiche de savoir pourquoi ? La fin en soi de traverser la route justifie tout motif quel qu'il soit.

 

 

SIGMUND FREUD : Le fait que vous vous préoccupiez du fait que le poulet ait traversé la route révèle votre fort sentiment d'insécurité sexuelle latente.

BILL GATES : Nous venons justement de mettre au point le nouveau Poulet Office 2003", qui ne se contentera pas seulement de traverser les routes, mais couvera aussi des oeufs, classera vos dossiers importants, etc...

BOUDDHA : Poser cette question renie votre propre nature de poulet.

GALILEE : Et pourtant, il traverse.

ERIC CANTONA : Le poulet, il est libre le poulet. Les routes, quand il veut il les traverse.

CHARLES DE GAULLE : Le poulet a peut-être traversé la route, mais il n'a pas encore traversé l'autoroute !

JACQUES CHIRAC : Parce que je n'ai pas encore dissous la route.

L'EGLISE DE SCIENTOLOGIE : La raison est en vous, mais vous ne le savez pas encore. Moyennant la modique somme de 10 000 F par séance, plus la location d'un détecteur de mensonges, une analyse psychologique nous permettra de la découvrir.

BILL CLINTON : Je jure sur la constitution qu'il ne s'est rien passé entre ce poulet et moi.

EINSTEIN : Le fait que ce soit le poulet qui traverse la route ou que ce soit la route qui se meuve sous le poulet dépend uniquement de votre référentiel.

ZEN : Le poulet peut vainement traverser la route, seul le Maître connaît le bruit de son ombre derrière le mur.

JEAN-PIERRE RAFFARIN : Le poulet n'a pas encore traversé la route, mais le gouvernement y travaille.

JEAN ALESI : Je ne comprends pas, théoriquement, le poulet il avait le temps de passer.

 

NELSON MONTFORT : J'ai à côté de moi l'extraordinaire poulet qui a réussi le formidable exploit de traverser cette superbe route: " Why did you cross the road ? " " Cot cot !" "eh bien il dit qu'il est extrêmement fier d'avoir réussi ce challenge, ce défi, cet exploit. C'était une traversée très dure, mais il s'est accroché, et..."

RICHARD VIRENQUE : C'était pas un lapin ?

ORANGINA ROUGE : PASKEEEEEEUUUUUHHHH

KEN LE SURVIVANT : Peu importe, il ne le sait pas mais il est déjà mort.

JEAN-CLAUDE VANDAMME : Le poulet la road il la traverse parce qu'il sait qu'il la traverse, tu vois la route c'est sa vie et sa mort, la route c'est Dieu c'est tout le potentiel de sa vie, et moi Jean Claude Super Star quand je me couche dans Timecop quand le truck arrive je pense à la poule et à Dieu et je fusionne avec tout le potentiel de la life de la road ! Et ça c'est beau !

FOREST GUMP : COURS POULET COURS !!!

STALINE : le poulet devra être fusillé sur le champ, ainsi que tous les témoins de la scène et 10 autres personnes prises au hasard, pour n'avoir pas empêché cet acte subversif.

GEORGE W. BUSH : Le fait que le poulet ait pu traverser cette route en toute impunité malgré les résolutions de l'ONU représente un affront à la démocratie, à la liberté, à la justice. Ceci prouve indubitablement que nous aurions dû déjà bombarder cette route depuis longtemps. Dans le but d'assurer la paix dans cette région, et pour éviter que les valeurs que nous défendons ne soient une fois de plus bafouées par ce genre de terrorisme, le gouvernement des Etats-Unis d'Amérique a décidé d'envoyer 17 porte-avions, appuyés au sol par 243000 G.I. et dans les airs ... Nous avons décidé qu'ensuite, ce pays sera généreusement pris en charge par notre gouvernement, qui rebatira des poulaillers suivant les normes de sécurité en vigueur, avec à leur tête, un coq démocratiquement élu par l'ambassadeur des Etats Unis...

Par Glorfindel
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Mardi 19 décembre 2006

Il faut s'intéresser au sens caché des choses afin de mieux comprendre le monde qui nous entoure. Je vais donc pour la peine m'essayer à un exercice périlleux : comprendre le sens caché d'une chanson de Matt Pokora.

Elle s'intitule : "Ce soir je lui dis tout".

 

(Si ça, c'est pas une tête de poète, déjà, je ne m'y connais plus et je vote raffarin en 2007)


Bien, déjà, une chose, nous comprenons que l'auteur maîtrise parfaitement la théorie du teasing. Dans ce titre énigmatique, il reproduit exactement la stratégie marketing qui consiste à donner envie de savoir. Posons donc, dans un premier temps, les bases.


Nous sommes au XXI ème siècle, seul au bord de la Seine, l'auteur ressasse en lui-mêmes quelques songes. Tourmentés, il doute.

 

"Ce soir je lui dis tout... ce soir je lui dis tout..."

Déjà, la décision est mûre dans son esprit. L'auteur assume clairement ses responsabilités. Il nous fait savoir qu'il est déterminé. Mais dans la mesure où l'on ne sait pas encore ce qu'il va lui dire, ça nous fait une belle jambe. Et d'abord, à qui parle-t-il. A sa mère ? Peu probable ...

Non, objectivement, il s'agit sans doute de sa bien aimée. Mais continuons, nous le saurons sans doute.


"Oh j' craque, j'ai besoin d'elle Faut que j' lui dise combien je l'aime"

Dans un premier temps, l'auteur est visiblement ému. Il en oublie certaines lettres. Gageons, et espérons pour la gloire de sa quête qu'il n'en sera pas de même quand il devra se livrer à son terrible aveu. Imaginons : " J'craque j' sais pas trop ou j' suis mais j' sais que j' dois t' dir' quelq' ch'". On a de quoi être perplexe.


"Même si mon amour gêne Ce soir je lui dis tout..."

Ici, l'auteur attire notre attention sur son preux courage. Il est gêné par son amour. Il s'en est rendu compte quand il était devant sa glace, la dernière fois, après avoir fini de se brosser les dents en fermant le robinet car il est sensible au message de Nicolas Hulot. Il avait le coeur qui battait, comme il le dit lui même : "c'sait boum boum, j' renais pas c' qui m'rivait". Mais dans l'introspection, il trouve :


"Ouais j' craque j'ai besoin d'elle Mais lui dire est un dilemme Même si mon amour gêne, ce soir je lui dis tout"

Très bien mon garçon, mais je pense qu'on peut désormais passer à la phase deux de ta réflexion...


"J'attends qu'une chose c'est qu'elle m'appelle, oh mon bébé"

Bien. Là, déjà, on ne comprend plus. Il veut visiblement tout lui dire, mais il attends qu'elle l'appelle. Etrange, non ?


"Qu'on parle de choses concrètes, qu'on arrête de s' cacher"

Il nous fait le remake de Roméo et Juliette. En moins glamour, parce que lui, veut parler de choses concrètes. Donc, clairement, l'amour, pour "Aimepi", c'est :

-"Bonsoir"

- "Bonsoir"

- "Je pensais avoir une petite discussion concrète avec toi. Qu'est ce que tu penses de prendre plutôt des tablettes 3 en 1 pour le lave vaisselle ? Non ? parce que le coup du sel régénérant, j'y crois pas trop. Et les tablettes, ca marche, ils l'ont dit à la télé."

Effectivement ...


"Faut qu' j' lui dise ce que j 'ressens pour elle J'y arrive pas, j' sais pas c' qui m' freine"

Constructif ... très ...



"J'ai tellement de choses au fond d' moi tu sais" (Ah oui ? Bizarrement, a-t-on envie de savoir ?)

"Dur d'apparence mais d'vant toi désarmé" (Belle allitération en "D" ...)

"Quand j' te regarde je perds le nord J'perds toutes les notions du décor"
(Franchement, là, c'était juste pour la rime, non ? Parce que sinon, ca fait peur. Imaginez le mec qui perds toutes les notions du décor. D'un coup, il bug, il prend un mur pour une porte, il confond la lumière et la chasse d'eau. Tout part à veau l'eau ... pas super bien.)



"Quand j' te vois t'en aller ça m' fait mal"

(Tellement touchant ... C'est pas du tout un boulet le mec non plus. Imaginez, il font leurs courses ensemble, elle lui dit, tu prends les yaourts, je te retrouve à la caisse, et lui, super relou, l'empêche et lui dit : non, quand je te vois t'en aller, ca me fait mal ... Ah.)

C'est un bout d' moi que t'emmènes quand tu m' dis bye bye (Juste, par curiosité, c'est lequel, le bout ?)

Aujourd'hui ma flamme brûle pour toi Mais j'en fais quoi si t'es pas là ?! (Bonne question. Comme quoi le sens pratique n'est jamais loin ...)




"J'aimerais tellement savoir ce que l'av'nir nous réserve Si mon amour aboutira si j' le préserve"

(En somme, la question est : si je me conduis comme un gros con, que je t'emmerde à regarder le match de foot tandis que toi tu veux te faire une soirée romantique, que je suis infidèle, que je traite ta mère comme une esclave roumaine, il y a peut être peu de chances que ca fonctionne entre nous ... Pas con ...) (Et juste, je serais également curieux de savoir quel serait, pour Aimepi, l'aboutissement de l'amour ...)


"Ecorché par mes sentiments J'ai trop souvent perdu mon temps"

(Yaourts aux fruits frais non mixés ou nature ? ... Le choix est épineux, et du coup, il passe du temps à réfléchir ...)


"J'ai pas toujours fait les bons choix, ça tu l' sais J'ai pas toujours pris conscience du mal que j' faisais"

(Rapport à la fois où il a ramené les mauvais yaourts, et où elle a eu des désordres intestinaux pendant une semaine ...)


"L'amour me gifle et me rend fort J'ai pas toujours eu son accord" (Non, là, vraiment, je ne vois pas ...)


"Ce soir je lui dis tout..."

(Fin. Bon, on peut se dire qu'objectivement, il n'a pas répondu à la question. On ne sait pas ce qu'il va lui dire ce soir. Mais par contre, on en connaît un peu plus sur la vie intime de l'auteur. A travers ce pur moment d'intimité, on a pu expliquer la psychologie masculine par le prisme de la réalité, si bien servie par des mots ciselés et finement choisis. Que demande le peuple, après tout.)

Bon, d'accord. C'est très très facile. Et tiens, tant qu'à faire, j'en rajoute un peu, et je propose à mon tour une suite à cette magnifique chanson qui n'en doutons pas, fera planer les midinettes en quête de sensations fortes et tellement déçues par la grande roue de la foire du trône.

"Yo, Mmmhhh, mmmhhh ... l'amour et moi on est pas mort et même pas mal j'y crois encore j'ai un coeur, j'suis pas un bad guy alors steplai dis moi pas bye bye"

Ok, c'est nul. Mais j'avais envie.

 

 

Par Glorfindel
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Vendredi 19 janvier 2007
Ce n’est que l’histoire d’une seconde.
L’ombre est passée sur son gracieux visage, elle a semblé réfléchir un peu, puis la décision était prise. L’espace d’un clignement de paupière, l’instant fébrile est resté suspensif.

Bien sûr, elle n’aurait rien à faire, rien à dire, rien à redire. Et moi non plus.
Elle était juste là, assise, à contempler le plus passivement du monde les secondes passer, puis trépasser.

Cet instant est passé comme les autres : trop vite. Avec beaucoup de choses dans ma tête.

L’espoir, tout d’abord, que nous avions appris à conjuguer à tous les temps du futur, n’était plus qu’un arbuste chétif en sursis. On pouvait résumer les choses ainsi : elle partait, je restais. Pas de quoi écrire un scénar, pas de quoi faire Tout le monde en Parle.
Une rupture comme il s’en noue vingt quatre par secondes dans l’univers entier.
Nous ne nous reverrions plus dans cette vie. C’était aussi définitif qu’un point final, et aussi amer qu’une bonne blague dont on oublie la chute.

C’était comme ça.

Et puis la tendresse. La profonde tendresse qui me serrait le cœur à la voir mettre ce point final, tout en sachant bien qu’il n’y aurait pas de tome 2 au livre de nos passions. Les fruits de saisons ne sont mûrs qu’à l’instant, et c’aurait été une connerie d’essayer de la retenir. A quoi bon. Je n’avais pas envie de congeler cette éphémère seconde pour la ranger dans le compartiment nostalgie. Il est bien trop rempli, il déborde.

D’un sens, je suis persuadé que Walt Disney a fait bien plus de mal aux garçons qu’il n’en a fait aux filles. Les midinettes croient au prince charmant. Cette affirmation ne survit pas à l’épreuve du temps. Ou de la lucidité, ça dépend. Mais les hommes, pauvres de nous. Walt, mon pote, tu as déconné. Comment pourrions nous nous identifier à un bel escogriffe de plus d’1m80, plein de muscles et de sourire charmeur ?

Moi qui ne sais même pas monter à cheval, j’aurais le plus grand mal à lui faire croire que je pourrais la réveiller d’un simple baiser. Et puis, elle, quand elle dort, de toute façon, il n’y a rien à faire.

Et j’étais là, en train de vivre ce moment, cet instant qui après tout allait sceller dans la brume de la nostalgie une romance de quelques années, et je ne pouvais pas m’empêcher de le penser. Je ne le vivais pas, je me vivais en train de le vivre. Et en plus, je m’en rendais compte.

Elle, elle a simplement tourné les talons, poussé la poignée de la porte, et l’a refermé derrière elle. Une mise en scène en trois actes, parfaitement rôdée, et déroulée avec l’harmonie d’un ballet classique. Elle s’était barrée, rideau.
Comment cette garce fait-elle pour que même l’abandon soit émouvant.

Resté seul, j’ai regardé la porte s’excuser d’avoir prit part à la scène. Elle venait de se refermer sur un souffle, emportant une brise légère partie bien plus vite qu’elle n’était arrivée.

J’entendais la musique de ses pas danser dans l’escalier, descendre, puis disparaître, pour finalement coller un autre point final à cette soirée de merde, comme trois points de suspension dans le néant de l’absence.

Je me suis levé, j’ai soupiré et fait un café. Histoire d’avoir un truc pour m’occuper. Et machinalement, j’ai ouvert le compartiment à nostalgie. C’est le bordel.
Je suis comme un chaton en train de jouer avec une pelote de souvenirs. Je les tiens entre mes pattes, et je suis infoutu de les contrôler. Ca fuse, ça part dans tous les sens.

Je me suis souvenu de nos premiers rendez-vous. Du premier café, du premier baiser, de la première fois, de la première rencontre avec les beaux-parents. Une somme de première fois qui ne faisait que tracer une trame étrange. Une suite de pointillés dessinant un tout incertain et vaporeux.

Je pense aux soupirs que nous échangions quand nous faisions l’amour. Et à la douceur de ses lèvres dans le bas de mon dos. Et à l’odeur de ses cheveux qui est restée imprimée et qui me nargue sur l’étoffe de l’oreiller où elle dodelinait parfois de la tête les soirs où je parlais trop. Puis je m’égare dans la futilité des questions sans réponses.
Qu’est ce qu’on a bien pu foutre pour en arriver là ?

Interrogé, le mur de la chambre décide de rester ostensiblement muet par peur des représailles. Ce mur …un pan entier exclusivement dédié à son existence.
Des photos éparpillées, des cartes postales griffonnées à la hâte, des coupures de presse, des recettes de cuisine.

Le bœuf mironton côtoie Java et Bornéo, îles où gamine elle avait passé quelque temps subissant le travail de son père, attaché d’ambassade.
A quelques encablures, le Golden Gate jette son tablier d’acier sur l’océan pacifique. Ici, quelques jonques s’ébrouent sur le fleuve jaune. Là un tigre blanc reste impassible dans un zoo du bout du monde.

Les photos, c’ést le miroir d’Alice. On y plonge le regard, on y retourne. On retrouve le contexte, le contraste de l’aube sur les pyramides d’Egypte, les odeurs du quartier Indien de Singapour.

Et puis il y a « nous deux », et bientôt les guillemets vont disparaître. Les personnages resteront figés, témoins d’une époque révolue, précurseurs d’une ère nouvelle.
Tant mieux, j’ai une tête d’ahuri ébouriffé presque trop tôt sorti de l’enfance.

Le silence est sans appel, elle est donc partie.
C’était sans doute comme ça que ça devait se passer, ne pas s’emmerder d’adieux éplorés, ni de déclarations déchirantes.

Il y a trop de clichés crucifiés au mur de la mémoire.
Le miroir devient terne, Alice ne sourit plus.

La radio crache un rock approximatif. Le café, presque froid, est avalé d’une gorgée.
Ce n'est que l'histoire d'une seconde bouffie d'orgueil et d'espoir anéanti. Il faut tourner la page, recommencer une nouvelle histoire, et réouvrir des guillemets.
Car se complaire à se réfugier dans le passé pour mieux appréhender le futur, c’est très con.

C’est très humain.
C’est très masculin.
C’est juste … normal, donc ?

Par Glorfindel
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Samedi 27 janvier 2007
J'entends j'entends le monde est là
Il passe des gens sur la route
Plus que mon coeur je les écoute
Le monde est mal fait mon coeur las

Faute de vaillance ou d'audace
Tout va son train rien n'a changé
On s'arrange avec le danger
L'âge vient sans que rien se passe

Au printemps de quoi rêvais-tu
On prend la main de qui l'on croise
Ah mettez les mots sur l'ardoise
Compte qui peut le temps perdu

Tous ces visages ces visages
J'en ai tant vu des malheureux
Et qu'est-ce que j'ai fait fait pour eux
Sinon gaspiller mon courage

Sinon chanter chanter chanter
Pour que l'ombre se fasse humaine
Comme un dimanche à la semaine
Et l'espoir à la vérité

J'en ai tant vu qui s'en allèrent
Ils ne demandaient que du feu
Ils se contentaient de si peu
Ils avaient si peu de colère

J'entends leurs pas j'entends leurs voix
Qui disent des choses banales
Comme on en lit sur le journal
Comme on en dit le soir chez soi

Ce qu'on fait de vous hommes femmes
O pierre tendre tôt usée
Et vos apparences brisées
Vous regarder m'arrache l'âme

Les choses vont comme elles vont
De temps en temps la terre tremble
Le malheur au malheur ressemble
Il est profond profond profond

Vous voudriez au ciel bleu croire
Je le connais ce sentiment
J'y crois aussi moi par moments
Comme l'alouette au miroir

J'y crois parfois je vous l'avoue
A n'en pas croire mes oreilles
Ah je suis bien votre pareil
Ah je suis bien pareil à vous

A vous comme les grains de sable
Comme le sang toujours versé
Comme les doigts toujours blessés
Ah je suis bien votre semblable

J'aurais tant voulu vous aider
Vous qui semblez autres moi-même
Mais les mots qu'au vent noir je sème
Qui sait si vous les entendez

Tout se perd et rien ne vous touche
Ni mes paroles ni mes mains
Et vous passez votre chemin
Sans savoir ce que dit ma bouche

Votre enfer est pourtant le mien
Nous vivons sous le même règne
Et lorsque vous saignez je saigne
Et je meurs dans vos mêmes liens

Quelle heure est-il quel temps fait-il
J'aurais tant aimé cependant
Gagner pour vous pour moi perdant
Avoir été peut-être utile

C'est un rêve modeste et fou
Il aurait mieux valu le taire
Vous me mettrez avec en terre
Comme une étoile au fond d'un trou
Par Glorfindel
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Samedi 3 février 2007
Il fallait oser le dire, je crois : la femme est donc une créature totalement et irrémédiablement défectueuse.

Devant la sentence implacable émanant de cette affirmation, vous allez demander des explications. Admettons qu'il en faille, donc :

* la femme est l'avenir de l'homme, or l'avenir de l'homme est sombre, donc la femme est sombre. Et quel crédit apporter à une personne qui n'est pas aussi blanche et pure que pourrait le laisser croire le teint diaphane de son visage si pur qu'il exhorte à l'anathème le plus batracien des croyants ?

* Il n'y a jamais eu de femmes roi de france ou président de la république, et je crois que cet argument, qui confine au génie, suffit à lui tout seul pour nous montrer que la femme est, décidément, inférieur à son maître masculin (soit dit en passant, je conviendrais volontiers que les femmes nous sont supérieures si seulement cela pouvait les dissuader de se prétendre nos égales ... c'est pas de moi, c'est sacha)

* A-t-on jamais vu femmelle se pâmer devant le bruit et la fureur des combats ? Non, la femme est lâche et préfère distiller en couture et vaisselle le temps précieux qu'il serait nécessaire de passer à afuter le tranchant de l'épée pour le cas ou l'allemand reviendrais hanter la ligne bleue des vosges.

* La femme n'est plus féconde aujourd'hui; Bien que la France (pause, à chaque fois que je prononce ce mot, j'ai un orgasme ... voila, merci, continuons) se targue d'avoir, avec l'irlande, un des meilleurs taux de natalité européen, nous n'avons pas encore assez de têtes (blondes, c'est évident) pour pouvoir assurer de façon pérène la défense de nos frontières. Et que ferons nous si les Russes nous attaquent par la Corse, hein ?

* Tandis qu'elle s'expose en petite tenue sur les affiches publicitaires en tout genre, tandis qu'elle vante la bonne fluidité de son transit intestinal en se promenant à poil dans un loft ensoleillé en mangeant un yahourt, il me semble que les maris aimant et fidèles suent sang et eau à la machine pour pouvoir leur offrir le confort d'une sympathique soirée devant la star academy. En retour, rien, même pas un sourire lorsque d'un geste gracieux, le mari aimant susnommé lui ordonne gentiment de ne pas s'atteler immédiatement aux tâches ménagères, allant même jusqu'à lui laisser quelques minutes de repos.

* Par la façon dont elle conduit nos automobiles, ne faut-il pas voir l'évidence d'un complot fomentée par les plus chiennes de ces garces ? Complot dont je ne cesse de déplorer l'existence auprès de l'église catholique, et qui vise, de façon tout à fait certaine, à annihiler le cours de l'humanité en provoquant moults accidents de la circulation destinés à faire se monter les uns contre les autres des citoyens, les détournant, une fois encore, de la ligne bleue des vosges, c'est honteux.

* Lorsque leur vilennie est mise au rebut le temps d'un café (sans sucre, pas pour le régime, comme elles le prétendent, mais évidemment pour mettre en faillite le commerce avec nos colonies), elles se confient, entre elles, et sans l'aval de toute autorité morale masculine, des secrets conjugaux. Ainsi, me suis je vu, moi qui vous parle, ridiculisé en plein centre commercial parce que ma moitié (enfin, mon tiers, plus précisément) avait fait part à ses amis de mes proportions intimes. Son amie s'est permis de m'accoster munie d'une loupe, en disant qu'elle voulait, je cite, "vérifier si c'tait ben vrai s'kon raconte sur ton p'tit kiki". J'ai failli en perdre mon latin, mais heureusement, cela n'a pas été le cas.

* Il est également connu que la femme parle mal, a une connaissance très approximative de la syntaxe, de l'ortographe et de la grammaire. Hors, loin de rester dans la réserve feutrée où notre raison l'a parqué, elle exhibe ses lacunes à l'envi. Non content d'être sotte, la femme est donc bavarde. Chienne !

* Il n'est pas un jour sans que nous autres, pauvres hères, nous ne nous prosternions devant elles pour pouvoir obtenir les faveurs d'un sourire ou d'une attention un peu plus soutenue. Elles nous récompensent en nous disant de ne pas nous habiller comme ça, qu'on ne sait pas faire les courses correctement ("moi je profite des promotions et des bonnes affaires"), qu'on ne doit pas regarder telle ou telle dans la rue, qu'on doit enlever les cheveux et autres de la baignoire. Humilié, l'homme ne sait que faire, et son regard qui ne cherche que l'amour se retrouve à explorer la nue, perclu de désespoir, il s'étiole. Il devient faible, et se fait irrémédiablement niquer par le boche.

Des raisons comme celles là, j'en aurais des milliers. Mais je manque de temps, il faut moi même que j'aille de ce pas mettre en ordre mon armure, mon cheval et mon épée. Si l'assaut à lieu demain, je veux être prêt, car, rappelons le, si vous n'avez pas été assez observateurs pour le voir, que l'allemagne est désormais dans les mains d'une femme.

Moi j'ai peur. Ségolène, qu'est ce que tu fous ???

Par Glorfindel
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Dimanche 11 mars 2007
Par Glorfindel
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Dimanche 11 mars 2007
Par Glorfindel
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Mardi 13 mars 2007
Voilà de quoi décomplexer les nanas qui se trouveraient pas en symbiose avec les canons de la beauté. J'adore !

Par Glorfindel
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