Charlie Hebdo, dans le même genre, n'est pas mal non plus
Quand on voit ce que le patron de l'UMP pense des journalistes, quand on voit le jeu qu'il mène avec eux, les traitant comme une cour docile, telle notre bon roi en son palais de Versailles. La photo du Monde daté du week end du premier tour de la présidentielle est à ce titre éloquent. On y voit Sarkozy, portant beau, jean et chemise rouge à carreaux, juché sur un cheval. Fier sur son destrier, le candidat apparaît serein, tranquillement porté par un canasson qu'il maîtrise. Limite on se croirait au Texas. A un détail près, nous ne sommes pas en Amérique, et ce n'est pas l'Open Range, mais bien l'inverse. La photo du Monde montre justement l'envers du décors, avec une montagne, au propre comme au figuré, de journalistes en train de photographier, de filmer le candidat de l'UMP.
Et tout cela veut paraître sincère. Il est doué, l'enfoiré, dans sa posture de communiquant. Si bien que quand Ségolène essaie de le battre sur le même terrain, elle ne peut pas rivaliser. Le discours en direct de Melle, au soir des résultats est une catastrophe : elle semble tendue, elle n'arrive pas à parler correctement, et le fond ne s'accorde pas avec la forme, bien trop grave pour un moment censé être plutôt joyeux.
Alors, face à cette débauche de communication, puisse la presse française conserver un semblant de liberté. Sans forcément tomber dans la caricature, mais il est vrai que c'est quand même vachement plus drôle. Et tant pis pour le nabot à 30 % qui prend les journalistes pour des serviteurs à qui il réclame l'hommage lige ...