Un concept novateur et follement enthousiasmant :
- Imaginée par des cerveaux sans nul doute retors, le principe de l'émission est simple. On"caste" quatre couples, désireux de connaître la situtation de leur relation amoureuse,
et on les fout, pendant 12 jours sur une île paradisiaque.
Dès lors, débarque un banc de pectoraux huilés et de bimbos bien faites, venus pour, le titre ne peut être plus explicite, tenter les gugusses, qui sont alors séparés les uns des autres. Les 4
nanas se retrouvent avec 11 hommes, et vice versa.
- Objectif avoué : il faut que ca nique dans les 12 jours, et le plus tôt sera le mieux, il faut bien alimenter les émissions intermédiaires. On en appelle donc aux classiques :
des images qui bougent, des plans volés où l'on ne voit pas les protagonistes mais où on les entend (sous titrage), des séquences de dialogues choisies (vive le montage). Le but est ensuite de
montrer les images de l'homme pris dans une situation ambigue à sa compagne, et vice versa. La réaction est, somme toute, normale, lorsque l'on voit sa moitié presque nu dans les bras d'un/d'une
autre, sourire ostensible, paroles douceureuses où l'on ne discerne comme par hasard qu'un mot sur trois : on devient fous. Parfois, cf. plus haut, on pète, comme un pop corn .
- Le mec qui voit "sa" nana dans ce genre de situation devient fou. Il commence par fortement la blâmer, puis, ego oblige, il se dit qu'il va en profiter à son tour, et fournit ainsi d'autres
images dans d'autres situations de plus en plus chaudes, que sa copine verra à son tour, le soir suivant. Et petit à petit, on monte le truc en épingle jusqu'à atteindre le but souhaité : foutre
la pagaille dans un couple, et offrir force image avec un petit "-12" à l'écran, histoire d'allécher encore plus le téléspectateur.
Pas mal, non ?
- Basique, simple, efficace.
Et forcément, ca marche. Depuis 6 ans, la chaîne multiplie les records d'audiences. La raison est simple, personne ne peut refouler son instinct primaire. Il y a des jolies filles, et
puis surtout, ce côté voyeur. Derrière son écran, assis dans son canapé, on peut allègrement entrer dans l'intimité des candidats, les voir se déchirer, ou vivre pleinenement leur fidélité. C'est
vibrant, jouissif, du rêve à peu de prix, et une façon de s'encanailler pour pas cher en titillant les plus vils de nos fantasmes.
Et puis, il y a un autre phénomène, tout aussi intéressant, qui découle du casting en lui même. La production n'ayant pour le moins rien laissé au hasard, les candidats sont sélectionnés selon
leur potentiel. Il FAUT qu'il y ait trahison, que celle ci soit totale, et si possible truculente ... Harry, l'année dernière était le symbole même : un vrai blaireau, dont la France
entière s'est allègrement moqué, en se disant "finalement, il y a forcément plus con que nous, il n'a vraiment rien compris, ce mec ..."
Mais forcément, redites obligent, il fallait cette année rehausser encore le niveau.
C'est chose faite ...
La saison 2007 se passe cette année au Mexique. Décor de l'archétype paradisiaque : sable fin, torches, hamac et blanches voiles. Horizon dégagé, pas un nuage, un beau soleil et une température
idyllique. Les gens y sont beaux, et sans aucun problème. On croirait retrouver un hersatz du mythe d'Ulysse attirée par les sirènes, évidemment, la profondeur mythologique en moins
...
Un précédent qui compte : le cas Harry (florilège)
C'était l'an dernier, sur TF1. A l'issu d'un buzz incroyable, un bouffon, incroyable lui aussi ressort du lot. Harry ... L'archétype du mâle qui se la donne grave, qui comprend les femmes, et qui sait manier la langue avec une patte très très personnelle; si j'ose dire, une grooooosse patte. Ouais ouais ...
" Entre Fiona et Benjamin, il y a un réel décalage sentimental.Benjamin pense que cette expérience peut réveiller en lui des sentiments amoureux méconnus. Quant à Fiona, elle espère découvrir un homme amoureux."
Partant, on peut facilement déduire dans quelle disposition d'esprit se trouve les deux "amoureux", ou "fiancés", comme les nomme l'émission.
Elle : Cela fait maintenant un an que nous nous connaissons, et il est temps pour moi d'approfondir un peu. Mine de rien, quelques soient mes sentiments à son égard, suis je sûr
qu'il les partage ? Il est séducteur, aime plaire, et après tout, je ne peux envisager d'être avec quelqu'un qui ne soit pas stable ... J'ai besoin d'un homme affable, protecteur et sur de lui,
mais qui sache dans le même temps se remettre en question, faire preuve de romantisme, de sensualité, et qui puisse me laisser une certaine indépendance. Est-il vraiment le prince charmant à la
voix suave et au torse glabre, à la machoire si expressive et aux yeux tellements brillants d'intelligence aïgue ? Qu'y a t il derrière ce masque ? Ce corps subtil, fin et élancé, d'une élégance
rare ? L'amour ne m'aveuglerait il pas ?
Lui : Putaing, cela fait un an que je suis avec ma gonnezesse. C'est cool, elle est bien, et je suis bien avec elle. Mais franechement, là, il y a du niveau. Elles sont pas mal,
ces gonnezesses. Moi je suis là pour m'amuser, et profiter. Et les mecs, là, izon pas intérêt à la chercher, ma meuf, parce que je leur ai dit, c'est mission impossible. Moi, par
contre, j'aime bien plaire. Je sais que je plais vachement aux gonezesses. Et en plus, c'est clair que c'est normal. Putaing, je suis trop un gars bien.
Le seul bien qu'il puisse faire là-bas, c'est nous rassurer un peu, lorsqu'on compare notre connerie à la sienne = )
[Et, pas de doute, Ben en train d'exprimer ne serait-ce qu'une minute, c'est plus efficace que "La grande vadrouille".]
//Ben foreveeeeeeer//