Dimanche 19 novembre 2006
Ô sombres rêves, ô sombre gloire
Depuis des années si prestement passées
Je lève mes yeux clairs dans la douceur du soir
J'y laisse mon empreinte, j'y laisse ma pensée

Mélancolique vertu que celle d'aimer vivre
Puisqu'aux vaines rancoeurs plutôt qu'à l'aventure
Dédicace éperdue que l'horizon délivre
Au petit garçon libre qui tutoie limposture

Il n'est pas ainsi qu'on doit vivre ici bas
Le temps se perd aussi, maintenant et pourtant
On tente à le nommer, à compter sur ses doigts
Que déjà il n'est plus qu'un murmure impotent

Alors, les yeux baissés vers la terre nouricière
Le petit garçon pleure ses larmes ridicules
A la mesure de ceux qui demain comme hier
Riche du temps perdu, se baissent, et capitulent

Par Glorfindel - Publié dans : Poésie ?
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Jeudi 16 novembre 2006

...

 

Le rêve est l’apanage de ceux qui le construisent. Laissons à ceux qui le dénigrent la frustration de n’être qu’esprit de bois dans corps de plomb, si lourd, qu’ils ne peuvent plus s’envoler vers d’impossibles ailleurs.

La jeunesse les importune.

Car cent fois elle espère, et cent fois, se prend à regarder plus loin que l’horizon des possibles, tandis que dans leurs yeux, ne brillent plus que la sentence promise.
La délivrance leur est fatale, il incombe à la dynastie de survivre à la frénésie. Et chercher vers l’horizon des rêves, c’est remettre à demain le temps du stoïcisme.


 

 

 

Alors,
Élevons l’esprit à l’espérance pour porter nos souhaits plus loin que ne se posent leurs regards réprobateurs, plutôt que de le confiner par peur.

Et que la jeunesse vibre, encore. Qu’elle chante, qu’elle danse, qu’elle ose parler de droit quand le devoir est à l’ordre du jour.


Qu’elle ose se soumettre au jugement de l’invective, sans d’autre ambition que d’exister pour ce qu’elle est et non pour ce que lui demande d’être.

Tissons d’improbables bannières dans les lambeaux de ciel bleu qu’il nous reste.
Hissez haut les couleurs, car la lutte commence.
Et si l’ombre ne gouverne que par la peur, en pesant de toute son institution sur le fou qui veut s’éloigner les yeux ouverts, le rêve n’en est que plus intrépide. Plutôt que de se corrompre auprès des cendres de l’Histoire, faisons rougir nos yeux aux flammes de l’espérance.
Car il brûle en nos cœurs plus d’humanité qu’il n’en coule dans les veines des princes déjà déchus. Il vous diront qu’ils ont le droit avec eux, et que seule la sainte loi a foi en leur chapelle. Eh bien qu’ils prient pour que la loi triomphe, il nous reste le blasphème. La laïcité de l’âme face au dogme du correct.


Rêvons pour ce siècle nourrisson, nourrissons l’espoir d’une acuité de cœur.
Cessons de rougir de honte, hâtons nous de rugir d’espoir.

 

Par Glorfindel - Publié dans : Innocence
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Jeudi 16 novembre 2006
J'ai décidé, en accord majoritaire avec moi même, de vous montrer que non seulement la femme doit être évité le plus possible, mais qu'il faut, en particulier, éviter tout contact physique avec la susnommée.


Bien, commençons.

Tout d'abord, faire l'amour, c'est nul, c'est ringard, et c'est pas hype.
L'homme moderne dit plutôt "niquer", "baiser", "troncher", voire, si vraiment il maîtrise le language soutenu, faire "crac crac" ou "han han".

Ceci étant posé, comme disait Charlemagne à son serviteur venu lui débarasser des fleurs fanées de sa barbe légendaire, reprenons.


PREMIEREMENT

Fier, l'homme moderne ne travaille pas plus de 35h par semaine. Ceci est dû à une réforme faite par des pédés de gauchistes à la solde de l'ennemi soviétique.
Fier, il jouit donc allègrement du temps libre dans l'oisiveté de notre société décadente.
Il flâne, joue au golf, au poker, et au train électrique. C'est important pour l'homme de se reposer.

OR, et là, j'ACCUSE publiquement : la femme ne cherche qu'à le distraire du saint repos du guerrier. Elle parade en nuisette à 16h, lorsque l'homme rentre harassé, et quand bien même la vaisselle s'accumule. Féline, elle miaule et suscite chez l'homme les plus vils instincts que nous ne pouvons envier aux singes.

L'homme devient raide comme la justice de Dieu.
C'est dire.

L'alchimie ainsi provoquée, l'homme devient bestial. Il grimpe aux murs pour tenter d'impressionner sa meuf, tente quelques cabrioles, et se pète lamentablement la gueule : c'est dangereux pour la santé, comme je vous le disait.


DEUXIEMEMENT

Si jamais la femme arrive à attirer l'homme dans le cloître de ses draps de satin (qu'elle lui a fait acheté pour quelques millions d'anciens francs, tout de même, on l'oublie trop souvent), l'homme doit A UN MOMENT se retrouver tout nu.

Or, c'est un fait, comme deux et deux font quatre, l'homme tout nu est ridicule. La femme est belle, gironde, laiteuse, généreuse.
L'homme est gauche, maladroit, mal à l'aise, déséquilibré. On peut là aussi se foutre franchement de sa gueule, ce que la femme fait presqu'à chaque fois.
Et c'est méchant.

Conclusion logique : complexe, trouble de la personnalité, questionnement existentiel, qui suis-je, où vais-je, qui sucerais-je ?
Psychothérapie : facture salée.

Femme qui rit ... femme à moitié dans son lit, ce dicton (de merde) est une preuve accablante de la perfidie de la femmelle.
Parce que l'autre moitié ... Bref.
Là aussi, on le voit bien : mauvais pour la santé.


TROISIEMEMENT

Si jamais l'homme, avec une acuité de coeur comme on n'en rencontre plus guère que chez les leaders socialistes, et une persévérance digne d'Omar (celui qui m'a tué), arrive à dépasser ce genre de désagrément, que se passe-t-il ensuite ?

Le coït. Mais faut prononcer "Co - I - te"
A ne pas confondre avec Koweit, il y a des fatwas qui ont été lancé pour moins que ça.
Faites gaffe bordel.

Le coït consiste, selon le Larousse et mon arrière grand père, "en l'assemblage physique et sentimental de deux être de sexe opposé (cela va sans dire) et amoureux".

En gros, et pour résumer : l'asservissement de la pensée par les lois du corps. La raison perd toute sa prépondérance, et le centre de gravité neuronale subit, chez l'homme, un déplacement de haut en bas par vecteur sanguin.

C'est le moment où on pense à Fernande.


A CE MOMENT LA, tout va bien, dans le meilleur des mondes. Génocide arménien, augmentation du prix du pain, baisse drastique des crédits du scoutisme, on s'en branle royalement. Tout ce qui compte, c'est le moment présent.
Carpe Diem à donf grave de chez grave, en fait.

Bon, faut profiter.

Parce que généralement, et selon les résultats d'une étude poussée menée par moi même dans différents clubs échangistes de France, la sémantique générale est de cet ordre :

- Oh oui, oh oui, Germaine, encore comme ça, ne touche à rien (les prénoms ont été modifié dans le souci de préserver l'anonymat de Martine Aubry. Oups.)

- Ouais, vas-y camarade ! Je le sens bien ton projet socialiste.
Surtout ne t'arrête pas.

PAUSE. Arrêtons nous sur cette dernière phrase. "surtout ne t'arrêtes pas".
Anodin comme ça, non ? Et pourtant, inéluctablement, l'homme a besoin de prouver qu'il est rebelle. Et il entend bien ne pas suivre les ordres de la femme qu'il domine pour l'heure.

Et invariablement, on entend ... " hhhhh ... et merde ... désolé"



CECI NOUS PROUVE DEUX CHOSES :


    1- Poli, l'homme s'excuse. Fier, il n'en reste pas moins désireur de cultiver une image de gentleman auprès de sa femme. Il attendra donc quelques secondes avant de s'endormir.

    2 - Ce genre de comportement est très néfaste pour le coeur : avoir une activité sexuelle réguilère empêche toute méditation divine, car sans cesse sur le métier l'on veut remettre l'ouvrage.
Eve n'était déjà que l'incarnation du démon, ses descendantes sont de dignes héritières.

Découragé, l'homme doute. "Qui suis-je ?"

Nu, ridicule, transpirant, les cheveux en bataille, il se dresse près de la baie vitrée, livrant son corps en offrande aux passants, et dit, les yeux pointés vers le ciel : "n'ais je donc tant vécu que pour cette infamie" ?

La femme, à ce moment là, rigole.
L'homme est poète, elle se marre.

La chienne.

Afin d'éviter tout contact physique, nous préconisons.

- De ne pas répliquer aux sourires et aux bonjours des représentantes de la gent féminine. C'est un piège.
Au lieu de ça, jouer l'indifférence, et continuer à faire circuler le train électrique. Votre assurance n'en saura que renforcée.

- De ne pas s'émouvoir de trouver femme nue devant soi, et de réagir toujours selon le même mode opératoire. On sort la bible, on lit quelques chapitres à haute voix, psalmodiant et communiant ainsi avec l'être inférieur qui gît à nos pieds. Compassion, mon frère, compassion.


- De précher la bonne parole à toutes les personnes de bonne volonté qui voudraient participer à cette épuration : nous avons besoin de gens en bonne santé afin de nous organiser au mieux pour la prochaine guerre.

Aux armes citoyens, on les aura.

 

Par Glorfindel - Publié dans : Leçon de chose
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Jeudi 16 novembre 2006
Une sombre ville d'Angleterre vient d'innover, et de mettre en place, en plus du traidtionnel réseau de surveillance vidéo qui s'est "démocratisé", si on peut dire, dans la plupart du pays, un système de haut parleurs. Derrière leurs écran, les agents de surveillance scrutent les citoyens, et ont la possibilité de les interpeller si ils agissent contre la bienséance.


Exemple : "eh, vous, le monsieur au pull bleu, le papier que vous venez de laisser tomber, vous le ramassez !".
La mine penaude, le monsieur au pull bleu obtempère.



Il me vient une petite réflexion. Alors que dans la plupart des nouvelles technologies, internet, télévision, c'est la couleur qui est à l'ordre du jour, avec l'abandon du noir et blanc il y a quelques années, il me semble au contraire que la couleur abandonne petit à petit le tableau de nos sociétés.


Gangrénées par l'idée du terrorisme omniprésent, les consciences s'endorment. Il faut aseptiser, lisser, homogénéiser le monde si l'on veut le rendre plus cohérent.
Garder l'illusion de la couleur, sans fondement. Comme un filtre qu'on placerait sur un objectif. Histoire de voir mieux, plus clair, étiquetter, ranger. Faire du politiquement correct une devise, du fatalisme un leitmotiv, du sourire une exception.


J'ai le coeur un peu amer de voir à quel point les libertés individuelles sont mises sur la selette par les nécessités impérieuses de vivre. Sous le poids des responsabilités, l'insoutenable légéreté de l'être s'effrite, pour ne plus ressembler qu'à un agrégat précaire de miettes même pas croustillantes.

Transparent, diaphane, tel le regard con du parvenu, tel le contentement benoit des énarques sinistres. Le poing levé pour défendre le pouvoir d'achat, comme sur cette pub infâme pour les centres leclerc qui reprennait l'iconigraphie soixante-huitarde : "oooouuuhhhhh, nous vou-lons du déo-dorant pas cher !"

La liberté, c'est de pouvoir justement se dire que le monde dans lequel on vit est risqué, de se dire que l'on a le droit de traverser en dehors des clous, de prendre la première sortie d'autoroute, si seulement on le fait en conscience. Qui, aujourd'hui, assume, en fait, les choix qu'il fait au jour le jour ?

Ils sont dictés par la sensibilité du moment, par la nécessité du court terme, par la rationalité économique, par l'idée qu'on ne peut rien y changer de toutes façons.

(Les sourires commencent à poindre sur les visages, qui regardent, l'âme charitable, le jeune homme exprimer son discours convenu. "Il en reviendra, ca lui passera.")
(Sans doute ...)


J'ai pourtant envie de colorier le monde que je vois à travers des yeux, qui, je l'avoue, ont gardé une naiveté à toute épreuve.
Vert de rage, bleu de peur ou d'envie, à l'image d'une terre qui est plus qu'un asile, qui est un berceau, un tombeau, un refuge, un sanctuaire.
Rouge de colère lorsque l'on manque la marche par dépit, rouge de haine lorsque l'on érige l'ignorance au rang de vertue fédératrice.

Noir de honte lorsque qu'on prétend pouvoir détricoter tout ca. Noir de honte devant l'insuportable arrogance de mes semblables, essaim de poussières d'étoiles dispersés dans une éternité trop grande, qui se brûlent les ailes.
Vibrant, vivant, doutant, sans cesse, remettant au lendemain les plus belles certitudes pour ne se contenter, ce jour, que de celle, délicate, qui consiste à croire que l'on existe.
Je suis ... je suis ... serais-je ?

Ouvrir les fenêtres d'une conscience comme on réveille la maison secondaire endormie par l'hiver, comme on secoue les draps d'un lit pour le faire revivre de soubresauts de plaisir.
Et rêver bordel.

Que peut-on accepter à l'aube de la "rupture" ? Que doit-on voir dans le poujadisme ambiant qui tend, simplement, à nous dire ceci : "on s'occupe de tout, ne vous inquiétez pas."
La salle du jeu de paume reste ostensiblement close. Les gonds des portes sont rouillés, de toute facon. "On en reviendra, de ces conneries. Ca nous passera."


Alors, oui, c'est facile. Et je l'assume, avec ses défauts, ce que je viens d'écrire n'a finalement ni queue ni tête.
Un jour, j'ordonnerai tout ça, en construisant un propos clair, carré, où l'argumentaire va dans une seule et même direction. Un jour, je dirai vraiment ce que j'en pense, quand la situation le permettra.
Un jour, je serai raisonablement assez libre pour pouvoir enfin communiquer simplement, toujours dans un cadre strict, bien sur, mais c'est une condition nécessaire, et suffisante, pour le coup; Il faut se cantoner à respecter les choses, la loi, l'ordre juste et bon, et la sainte police qui vous engueule à travers les micros placés dans les rues anonymes, ou par centaines, manifestants d'hier, esclaves potentiels de demain, nous défilons sans même penser que nous ne savons pas où.

Un jour, je volerai ...
Ou pas.





Par Glorfindel - Publié dans : Impertinence
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