J'ai décidé, en accord majoritaire avec moi même, de vous montrer que non seulement la femme doit être évité le plus possible, mais qu'il faut, en particulier, éviter tout contact physique avec la susnommée.
Bien, commençons.
Tout d'abord, faire l'amour, c'est nul, c'est ringard, et c'est pas hype.
L'homme moderne dit plutôt "niquer", "baiser", "troncher", voire, si vraiment il maîtrise le language soutenu, faire "crac crac" ou "han han".
Ceci étant posé, comme disait Charlemagne à son serviteur venu lui débarasser des fleurs fanées de sa barbe légendaire, reprenons.
PREMIEREMENT
Fier, l'homme moderne ne travaille pas plus de 35h par semaine. Ceci est dû à une réforme faite par des pédés de gauchistes à la solde de l'ennemi soviétique.
Fier, il jouit donc allègrement du temps libre dans l'oisiveté de notre société décadente.
Il flâne, joue au golf, au poker, et au train électrique. C'est important pour l'homme de se reposer.
OR, et là, j'ACCUSE publiquement : la femme ne cherche qu'à le distraire du saint repos du guerrier. Elle parade en nuisette à 16h, lorsque l'homme rentre harassé, et quand bien même la vaisselle s'accumule. Féline, elle miaule et suscite chez l'homme les plus vils instincts que nous ne pouvons envier aux singes.
L'homme devient raide comme la justice de Dieu.
C'est dire.
L'alchimie ainsi provoquée, l'homme devient bestial. Il grimpe aux murs pour tenter d'impressionner sa meuf, tente quelques cabrioles, et se pète lamentablement la gueule : c'est dangereux pour la santé, comme je vous le disait.
DEUXIEMEMENT
Si jamais la femme arrive à attirer l'homme dans le cloître de ses draps de satin (qu'elle lui a fait acheté pour quelques millions d'anciens francs, tout de même, on l'oublie trop souvent), l'homme doit A UN MOMENT se retrouver tout nu.
Or, c'est un fait, comme deux et deux font quatre, l'homme tout nu est ridicule. La femme est belle, gironde, laiteuse, généreuse.
L'homme est gauche, maladroit, mal à l'aise, déséquilibré. On peut là aussi se foutre franchement de sa gueule, ce que la femme fait presqu'à chaque fois.
Et c'est méchant.
Conclusion logique : complexe, trouble de la personnalité, questionnement existentiel, qui suis-je, où vais-je, qui sucerais-je ?
Psychothérapie : facture salée.
Femme qui rit ... femme à moitié dans son lit, ce dicton (de merde) est une preuve accablante de la perfidie de la femmelle.
Parce que l'autre moitié ... Bref.
Là aussi, on le voit bien : mauvais pour la santé.
TROISIEMEMENT
Si jamais l'homme, avec une acuité de coeur comme on n'en rencontre plus guère que chez les leaders socialistes, et une persévérance digne d'Omar (celui qui m'a tué), arrive à dépasser ce genre de désagrément, que se passe-t-il ensuite ?
Le coït. Mais faut prononcer "Co - I - te"
A ne pas confondre avec Koweit, il y a des fatwas qui ont été lancé pour moins que ça.
Faites gaffe bordel.
Le coït consiste, selon le Larousse et mon arrière grand père, "en l'assemblage physique et sentimental de deux être de sexe opposé (cela va sans dire) et amoureux".
En gros, et pour résumer : l'asservissement de la pensée par les lois du corps. La raison perd toute sa prépondérance, et le centre de gravité neuronale subit, chez l'homme, un déplacement de haut en bas par vecteur sanguin.
C'est le moment où on pense à Fernande.
A CE MOMENT LA, tout va bien, dans le meilleur des mondes. Génocide arménien, augmentation du prix du pain, baisse drastique des crédits du scoutisme, on s'en branle royalement. Tout ce qui compte, c'est le moment présent.
Carpe Diem à donf grave de chez grave, en fait.
Bon, faut profiter.
Parce que généralement, et selon les résultats d'une étude poussée menée par moi même dans différents clubs échangistes de France, la sémantique générale est de cet ordre :
- Oh oui, oh oui, Germaine, encore comme ça, ne touche à rien (les prénoms ont été modifié dans le souci de préserver l'anonymat de Martine Aubry. Oups.)
- Ouais, vas-y camarade ! Je le sens bien ton projet socialiste.
Surtout ne t'arrête pas.
PAUSE. Arrêtons nous sur cette dernière phrase. "surtout ne t'arrêtes pas".
Anodin comme ça, non ? Et pourtant, inéluctablement, l'homme a besoin de prouver qu'il est rebelle. Et il entend bien ne pas suivre les ordres de la femme qu'il domine pour l'heure.
Et invariablement, on entend ... " hhhhh ... et merde ... désolé"
CECI NOUS PROUVE DEUX CHOSES :
1- Poli, l'homme s'excuse. Fier, il n'en reste pas moins désireur de cultiver une image de gentleman auprès de sa femme. Il attendra donc quelques secondes avant de s'endormir.
2 - Ce genre de comportement est très néfaste pour le coeur : avoir une activité sexuelle réguilère empêche toute méditation divine, car sans cesse sur le métier l'on veut remettre l'ouvrage.
Eve n'était déjà que l'incarnation du démon, ses descendantes sont de dignes héritières.
Découragé, l'homme doute. "Qui suis-je ?"
Nu, ridicule, transpirant, les cheveux en bataille, il se dresse près de la baie vitrée, livrant son corps en offrande aux passants, et dit, les yeux pointés vers le ciel : "n'ais je donc tant vécu que pour cette infamie" ?
La femme, à ce moment là, rigole.
L'homme est poète, elle se marre.
La chienne.
Afin d'éviter tout contact physique, nous préconisons.
- De ne pas répliquer aux sourires et aux bonjours des représentantes de la gent féminine. C'est un piège.
Au lieu de ça, jouer l'indifférence, et continuer à faire circuler le train électrique. Votre assurance n'en saura que renforcée.
- De ne pas s'émouvoir de trouver femme nue devant soi, et de réagir toujours selon le même mode opératoire. On sort la bible, on lit quelques chapitres à haute voix, psalmodiant et communiant ainsi avec l'être inférieur qui gît à nos pieds. Compassion, mon frère, compassion.
- De précher la bonne parole à toutes les personnes de bonne volonté qui voudraient participer à cette épuration : nous avons besoin de gens en bonne santé afin de nous organiser au mieux pour la prochaine guerre.
Aux armes citoyens, on les aura.