Il faut s'intéresser au sens caché des choses afin de mieux comprendre le monde qui nous entoure. Je vais donc pour la peine m'essayer à un exercice périlleux : comprendre le sens caché d'une chanson de Matt Pokora.
Elle s'intitule : "Ce soir je lui dis tout".
(Si ça, c'est pas une tête de poète, déjà, je ne m'y connais plus et je vote raffarin en 2007)
Bien, déjà, une chose, nous comprenons que l'auteur maîtrise parfaitement la théorie du teasing. Dans ce titre énigmatique, il reproduit exactement la stratégie marketing qui consiste à donner envie de savoir. Posons donc, dans un premier temps, les bases.
Nous sommes au XXI ème siècle, seul au bord de la Seine, l'auteur ressasse en lui-mêmes quelques songes. Tourmentés, il doute.
"Ce soir je lui dis tout... ce soir je lui dis tout..."
Déjà, la décision est mûre dans son esprit. L'auteur assume clairement ses responsabilités. Il nous fait savoir qu'il est déterminé. Mais dans la mesure où l'on ne sait pas encore ce qu'il va lui dire, ça nous fait une belle jambe. Et d'abord, à qui parle-t-il. A sa mère ? Peu probable ...
Non, objectivement, il s'agit sans doute de sa bien aimée. Mais continuons, nous le saurons sans doute.
Dans un premier temps, l'auteur est visiblement ému. Il en oublie certaines lettres. Gageons, et espérons pour la gloire de sa quête qu'il n'en sera pas de même quand il devra se livrer à son terrible aveu. Imaginons : " J'craque j' sais pas trop ou j' suis mais j' sais que j' dois t' dir' quelq' ch'". On a de quoi être perplexe.
"Même si mon amour gêne Ce soir je lui dis tout..."
Ici, l'auteur attire notre attention sur son preux courage. Il est gêné par son amour. Il s'en est rendu compte quand il était devant sa glace, la dernière fois, après avoir fini de se brosser les dents en fermant le robinet car il est sensible au message de Nicolas Hulot. Il avait le coeur qui battait, comme il le dit lui même : "c'sait boum boum, j' renais pas c' qui m'rivait". Mais dans l'introspection, il trouve :
"Ouais j' craque j'ai besoin d'elle Mais lui dire est un dilemme Même si mon amour gêne, ce soir je lui dis tout"
Très bien mon garçon, mais je pense qu'on peut désormais passer à la phase deux de ta réflexion...
"J'attends qu'une chose c'est qu'elle m'appelle, oh mon bébé"
Bien. Là, déjà, on ne comprend plus. Il veut visiblement tout lui dire, mais il attends qu'elle l'appelle. Etrange, non ?
"Qu'on parle de choses concrètes, qu'on arrête de s' cacher"
Il nous fait le remake de Roméo et Juliette. En moins glamour, parce que lui, veut parler de choses concrètes. Donc, clairement, l'amour, pour "Aimepi", c'est :
-"Bonsoir"
- "Bonsoir"
- "Je pensais avoir une petite discussion concrète avec toi. Qu'est ce que tu penses de prendre plutôt des tablettes 3 en 1 pour le lave vaisselle ? Non ? parce que le coup du sel régénérant, j'y crois pas trop. Et les tablettes, ca marche, ils l'ont dit à la télé."
Effectivement ...
"Faut qu' j' lui dise ce que j 'ressens pour elle J'y arrive pas, j' sais pas c' qui m' freine"
Constructif ... très ...
"J'ai tellement de choses au fond d' moi tu sais" (Ah oui ? Bizarrement, a-t-on envie de savoir ?)
"Dur d'apparence mais d'vant toi désarmé" (Belle allitération en "D" ...)
"Quand j' te regarde je perds le nord J'perds toutes les notions du décor"
(Franchement, là, c'était juste pour la rime, non ? Parce que sinon, ca fait peur. Imaginez le mec qui perds toutes les notions du décor. D'un coup, il bug, il prend un mur pour une porte, il confond la lumière et la chasse d'eau. Tout part à veau l'eau ... pas super bien.)
"Quand j' te vois t'en aller ça m' fait mal"
(Tellement touchant ... C'est pas du tout un boulet le mec non plus. Imaginez, il font leurs courses ensemble, elle lui dit, tu prends les yaourts, je te retrouve à la caisse, et lui, super relou, l'empêche et lui dit : non, quand je te vois t'en aller, ca me fait mal ... Ah.)
C'est un bout d' moi que t'emmènes quand tu m' dis bye bye (Juste, par curiosité, c'est lequel, le bout ?)
Aujourd'hui ma flamme brûle pour toi Mais j'en fais quoi si t'es pas là ?! (Bonne question. Comme quoi le sens pratique n'est jamais loin ...)
"J'aimerais tellement savoir ce que l'av'nir nous réserve Si mon amour aboutira si j' le préserve"
(En somme, la question est : si je me conduis comme un gros con, que je t'emmerde à regarder le match de foot tandis que toi tu veux te faire une soirée romantique, que je suis infidèle, que je traite ta mère comme une esclave roumaine, il y a peut être peu de chances que ca fonctionne entre nous ... Pas con ...) (Et juste, je serais également curieux de savoir quel serait, pour Aimepi, l'aboutissement de l'amour ...)
"Ecorché par mes sentiments J'ai trop souvent perdu mon temps"
(Yaourts aux fruits frais non mixés ou nature ? ... Le choix est épineux, et du coup, il passe du temps à réfléchir ...)
"J'ai pas toujours fait les bons choix, ça tu l' sais J'ai pas toujours pris conscience du mal que j' faisais"
(Rapport à la fois où il a ramené les mauvais yaourts, et où elle a eu des désordres intestinaux pendant une semaine ...)
"L'amour me gifle et me rend fort J'ai pas toujours eu son accord" (Non, là, vraiment, je ne vois pas ...)
"Ce soir je lui dis tout..."
(Fin. Bon, on peut se dire qu'objectivement, il n'a pas répondu à la question. On ne sait pas ce qu'il va lui dire ce soir. Mais par contre, on en connaît un peu plus sur la vie intime de l'auteur. A travers ce pur moment d'intimité, on a pu expliquer la psychologie masculine par le prisme de la réalité, si bien servie par des mots ciselés et finement choisis. Que demande le peuple, après tout.)
Bon, d'accord. C'est très très facile. Et tiens, tant qu'à faire, j'en rajoute un peu, et je propose à mon tour une suite à cette magnifique chanson qui n'en doutons pas, fera planer les midinettes en quête de sensations fortes et tellement déçues par la grande roue de la foire du trône.
"Yo, Mmmhhh, mmmhhh ... l'amour et moi on est pas mort et même pas mal j'y crois encore j'ai un coeur, j'suis pas un bad guy alors steplai dis moi pas bye bye"
Ok, c'est nul. Mais j'avais envie.
Un jeune curé, très angoissé, est incapable de prononcer un seul mot le jour de son premier sermon. Le lendemain il va voir l'archevêque et lui demande quelques conseils pour être à la hauteur au sermon du dimanche suivant.
L'archevêque lui conseille de se verser quelques gouttes de vodka dans un grand verre d'eau pour se sentir plus détendu. Le dimanche suivant, le jeune prêtre suit le conseil et réussit à parler sans être paralysé par le trac.
De retour à la sacristie, il trouve une lettre laissée par l'archevêque, ainsi rédigée :
La prochaine fois, mettez quelques gouttes de vodka dans un grand verre d'eau et non quelques gouttes d'eau dans la bouteille de vodka. D'autre part, je tiens à vous faire part des quelques observations suivantes, afin que vous amélioriez encore un peu vos prochains prônes.
1) Il n'est nul besoin de mettre une rondelle de citron sur le bord du calice.
2) Evitez de vous appuyer sur la statue de la Sainte Vierge et surtout, évitez de l'embrasser en la serrant étroitement dans vos bras.
3) Il y a 10 commandements et non pas 12
4) Les apôtres étaient 12 et non pas 7 et aucun n'était nain.
5) Nous ne parlons pas de Jésus Christ et ses apôtres comme de « JC & Co »
6) Nous ne nous référons pas à Juda comme à « ce fils de **** »
7) Vous ne devez pas parlez du Pape en disant « Le Parrain »
8 ) Ben Laden n'a rien à voir avec la mort de Jésus
9) Les murailles qui se sont effondrées au septième jour ne se trouvaient pas à Mexico mais à Jéricho
10) L'eau bénite est faite pour bénir et non pour se rafraîchir la nuque
11) Ne célébrez jamais la messe assis sur les marches de l'Autel
12) Ponce Pilate a dit « vos histoires je m'en lave les mains » et non «vos conneries, je m'en bats les couilles »
13) Les hosties ne sont pas des gâteaux à apéritif à consommer avec le vin de messe.
14) Les pêcheurs iront en enfer et non « se faire fou*** chez les Papous »
15) L'initiative d'appeler les fidèles à danser était bonne, mais pas celle de faire la chenille dans l'église.
16) L'homme assis près de l'autel et que vous avez qualifié de «vieille folle en jupe», c'était moi.
Sincérement,
L'archevêque.
PS : Jésus n'a pas été fusillé, mais bien crucifié.

RENE DESCARTES : Pour aller de l'autre côté.
PLATON : Pour son bien. De l'autre côté est le Vrai.
ARISTOTE : C'est la nature du poulet de traverser les routes.
KARL MARX : C'était historiquement inévitable.
CAPITAINE JAMES T. KIRK : Pour aller là où aucun autre poulet n'était allé auparavant.
HIPPOCRATE : En raison d'un excès de sécrétion de son pancréas.
MARTIN LUTHER KING JR. : J'ai la vision d'un monde où tous les poulets seraient libres de traverser la route sans avoir à justifier leur acte.
MOISE : Et Dieu descendit du paradis et Il dit au poulet : "Tu dois traverser La route". Et le poulet traversa la route et Dieu vit que cela était bon.
RICHARD M. NIXON : Le poulet n'a pas traversé la route, je répète, le poulet n'a JAMAIS traversé la route.
NICOLAS MACHIAVEL : L'événement important c'est que le poulet ait traversé la route. Qui se fiche de savoir pourquoi ? La fin en soi de traverser la route justifie tout motif quel qu'il soit.
BILL GATES : Nous venons justement de mettre au point le nouveau Poulet Office 2003", qui ne se contentera pas seulement de traverser les routes, mais couvera aussi des oeufs, classera vos dossiers importants, etc...
BOUDDHA : Poser cette question renie votre propre nature de poulet.
GALILEE : Et pourtant, il traverse.
ERIC CANTONA : Le poulet, il est libre le poulet. Les routes, quand il veut il les traverse.
CHARLES DE GAULLE : Le poulet a peut-être traversé la route, mais il n'a pas encore traversé l'autoroute !
JACQUES CHIRAC : Parce que je n'ai pas encore dissous la route.
L'EGLISE DE SCIENTOLOGIE : La raison est en vous, mais vous ne le savez pas encore. Moyennant la modique somme de 10 000 F par séance, plus la location d'un détecteur de mensonges, une analyse psychologique nous permettra de la découvrir.
BILL CLINTON : Je jure sur la constitution qu'il ne s'est rien passé entre ce poulet et moi.
EINSTEIN : Le fait que ce soit le poulet qui traverse la route ou que ce soit la route qui se meuve sous le poulet dépend uniquement de votre référentiel.
ZEN : Le poulet peut vainement traverser la route, seul le Maître connaît le bruit de son ombre derrière le mur.
JEAN-PIERRE RAFFARIN : Le poulet n'a pas encore traversé la route, mais le gouvernement y travaille.
JEAN ALESI : Je ne comprends pas, théoriquement, le poulet il avait le temps de passer.
NELSON MONTFORT : J'ai à côté de moi l'extraordinaire poulet qui a réussi le formidable exploit de traverser cette superbe route: " Why did you cross the road ? " " Cot cot !" "eh bien il dit qu'il est extrêmement fier d'avoir réussi ce challenge, ce défi, cet exploit. C'était une traversée très dure, mais il s'est accroché, et..."
RICHARD VIRENQUE : C'était pas un lapin ?
ORANGINA ROUGE : PASKEEEEEEUUUUUHHHH
KEN LE SURVIVANT : Peu importe, il ne le sait pas mais il est déjà mort.
JEAN-CLAUDE VANDAMME : Le poulet la road il la traverse parce qu'il sait qu'il la traverse, tu vois la route c'est sa vie et sa mort, la route c'est Dieu c'est tout le potentiel de sa vie, et moi Jean Claude Super Star quand je me couche dans Timecop quand le truck arrive je pense à la poule et à Dieu et je fusionne avec tout le potentiel de la life de la road ! Et ça c'est beau !
FOREST GUMP : COURS POULET COURS !!!
STALINE : le poulet devra être fusillé sur le champ, ainsi que tous les témoins de la scène et 10 autres personnes prises au hasard, pour n'avoir pas empêché cet acte subversif.
GEORGE W. BUSH : Le fait que le poulet ait pu traverser cette route en toute impunité malgré les résolutions de l'ONU représente un affront à la démocratie, à la liberté, à la justice. Ceci prouve indubitablement que nous aurions dû déjà bombarder cette route depuis longtemps. Dans le but d'assurer la paix dans cette région, et pour éviter que les valeurs que nous défendons ne soient une fois de plus bafouées par ce genre de terrorisme, le gouvernement des Etats-Unis d'Amérique a décidé d'envoyer 17 porte-avions, appuyés au sol par 243000 G.I. et dans les airs ... Nous avons décidé qu'ensuite, ce pays sera généreusement pris en charge par notre gouvernement, qui rebatira des poulaillers suivant les normes de sécurité en vigueur, avec à leur tête, un coq démocratiquement élu par l'ambassadeur des Etats Unis...
Je croyais que c’était impossible, je ne m’imaginais pas à ce point-là.
Elle est là, toujours.
Plus belle qu’hier encore.
Elle me manque tellement, je ne sais plus quoi faire.
Hier, on ne s’est vu qu’une fois.
Mais quelle fois !
Homérique ! Dantesque ! Épique !
Je pense avoir été trop fougueux tellement mes lèvres la désirait.
Je la voulais, je l’ai touchée.
Le simple contact de mes doigts déjà m’invitait au supplice.
Il y avait une flamme, brillante, suave, je savais que c’était intensément réciproque.
Et puis, enfin, elle s’est rapprochée.
Enfin.
Tout entier je me suis abandonné, mille fois j’ai vendu, cédé même, au diable les lambeaux de mon âme, renié cent fois mes idées les plus fermes pour tomber, retomber. Me corrompre, me livrer, m’enivrer de ma déchéance, jouir d’une petite mort.
Nu, effacé.
L’instant charnière. Silencieux, cérémonieux.
Yeux mi-clos, comme pour saisir la beauté déchirante du ciel de l’Atlantique aux abords de l’orage, la main tremblante d’émotion comme au soir d’une vie d’homme, quand la conscience s’envole librement vers les nues.
La seconde éphémère et langoureuse qui précède les moments décisifs.
Elle m’a eu.
J’étais digne, résolu, mais vaincu, déjà … je lui appartenais.
Je ne respirais plus que pour elle.
Belle, désirable, unique.
… ouais, je n’ai fumé qu’une seule clope, hier.
ô viens mon beau soleil, ô viens ma nuit d'Espagne,
Arrive dans mes yeux qui seront morts demain.
Arrive, ouvre ma porte, apporte-moi ta main,
Mène-moi loin d'ici battre notre campagne.
Le ciel peut s'éveiller, les étoiles fleurir,
Ni les fleurs soupirer, et des près l'herbe noire
Accueillir la rosée où le matin va boire,
Le clocher peut sonner: moi seul je vais mourir.
ô viens mon ciel de rose, ô ma corbeille blonde!
Visite dans sa nuit ton condamné à mort.
Arrache-toi la chair, tue, escalade, mords,
Mais viens! Pose ta joue contre ma tête ronde.
Nous n'avions pas fini de nous parler d'amour.
Nous n'avions pas fini de fumer nos gitanes.
On peut se demander pourquoi les Cours condamnent
Un assassin si beau qu'il fait pâlir le jour.
Amour viens sur ma bouche! Amour ouvre tes portes!
Traverse les couloirs, descends, marche léger,
Vole dans l'escalier plus souple qu'un berger,
Plus soutenu par l'air qu'un vol de feuilles mortes.
ô traverse les murs ; s'il le faut marche au bord
Des toits des océans; couvre-toi de lumière,
Use de la menace, use de la prière,
Mais viens, ô ma frégate, une heure avant ma mort.
***
Où sans vieillir je meurs je t'aime ô ma prison.
La vie de moi s'écoule à la mort enlacée.
Leur valse lente et lourde à l'envers est dansée
Chacune dévidant sa sublime raison
L'une à l'autre opposée.
J'ai trop de place encor ce n'est pas mon tombeau
Trop grande est ma cellule et pure ma fenêtre.
Dans la nuit prénatale attendant de renaître
Je me laisse vivant par un signe plus haut
De la Mort reconnaître.
Une aurore joyeuse éclate dans mon oeil
Pareille au matin clair qu'un tapis sur les dalles
Pour étouffer ta marche à travers les dédales
Des couloirs suffoqués l'on posa de ton seuil
Aux portes matinales.


Aurore, aurore, je suis ton prince
Adoube moi de ton silence
Couronne moi de ta lumière
Aurore, aurore, aurore, comme je te hais
Comme j'ai pitié de ta sagesse
Et comme je souffre sans ton ivresse
Aurore, aurore, sois magnanime,
Pas de courroux, pas d'amnistie,
Car j'ai déjà perdu la vie
Aurore, aurore, éveille moi
A la détresse des âmes seules
Aux certitudes et au linceul
Elle illumine des champs d'azur plus bleus qu'hier
Elle se fait reine sans royaume
Ni dieu ni maître, ni roi n'y trône
Elle fait frémir les coeurs brisés qu'un espoir serre
Elle se défie de les faire vivre
Elle les punit, elle les délivre
A chaque jour que le soleil déclare ouvert
Je suis un peu moins rassasié,
De voir que le temps est pressé.
Je vois un feu, un fil, un cimetière
Carré de repos éternel :
"Ci gisent les anges du ciel"
Aurore, aurore, j'ai bien grandi
Je suis plus mûr désormais,
J'ai ma mémoire j'ai un secret
Aurore, aurore, aurore, comme je t'envie
Tu es la muse que je chérie
Plus belle demain qu'aujourd'hui
Aurore, aurore, anoblis moi
Fais moi le chantre des tes louanges
Allume donc mes yeux exsangues
Aurore, aurore, trinque avec moi,
A la folie des jours heureux
A la défiance des jours peureux
Elle supporte du monde entier toutes les chances
Elle les égraine en sablier
Elle dit être pour oublier
Les saisons passent, tissent l'amour et les outrances
On les voit prendre et prospérer
On pense pouvoir être épargné
Elle accompagne le dernier souffle d'un trait brillant,
Une pensée qui nous exhorte,
A ne pas trop craindre la porte
Elle combat, elle désespère, puis elle nous ment,
Et effrayée elle abandonne
L'hiver au plus froid des automnes
Aurore, aurore, tu m'as trahi
Je t'avais prise sous mon aile
Me voila blême et je chancelle
Aurore, aurore, existes-tu ?
Terne couronne, reflet de rien
Souveraineté, histoire de fin
Aurore, aurore, mon coeur est gris
Je n'ai plus l'âme du génie
Voià mon fil s'est rompu.
Aurore, aurore, recouvres moi
Je suis déchu, j'étais ton roi
"Regardez-le il a vécu"