Mardi 4 décembre 2007
Titre premier - De l’utilité du pauvre

De la composante du pauvre dans une société

De tout temps, il y eut des pauvres.
Ils sont là, c’est tout.
C’est comme l’univers, comme l’oxygène, ils existent. Et il est impossible de s’en débarrasser. Certains haut dignitaires allemands ont bien essayé, mais il n’y a pas à dire : il ne sert à rien, à l’instar de ce que l’on fait pour se débarrasser des nuisibles, d’utiliser des méthodes « choc » pour se débarrasser des pauvres, dans la mesure où ce sont encore des êtres humains, cela ne passe pas dans l’opinion.

De la description du pauvre

Il faut absolument aborder le sujet qui suit avec des pincettes.
Premièrement, parce que le pauvre est sale, deuxièmement, parce qu’il est sensible.
Point de contrevérités.
« Pauvre, qui est tu ? », demandait Jean Marie Bigard, ce grand philosophe des temps modernes. Son étude sociologique bien connu, notamment sous le nom de « Bigard met le paquet » ou « Bigard bourre Bercy », autant de noms qui confèrent au sublime, nous a largement inspiré dans la rédaction de la présente.

Le pauvre, bien souvent, n’a pas choisi de le devenir. Enfance morne, manque de vocabulaire, évocation branlante de la sensualité, désintérêt pour l’école l’ont presque systématiquement conduit à faire un BEP ou un CAP, qui de mécanique, qui de coiffure selon que le sujet soit mâle ou femelle.
(Quoique même chez les pauvres, il a été observé une caste androgyne … comme quoi)

L’histoire qui suit est finalement souvent la même et aboutit irrémédiablement : les moins moches des plus pauvres s’assemblent avec les plus moches des moins pauvres.
Mais ils restent toujours misérables.

De l’utilité du pauvre

Partant, quelle utilisation stratégique peut être faite de cette situation sociale ?
Le pauvre ne s’intéressant pas à la culture, n’ayant pas de recul sur le traitement l’information, tout occupé qu’il est à travailler, perd pied et oublie son rôle de citoyen.
Il devient ce qu’il convient d’appeler citoyen de réserve : mobilisable dès lors qu’on jugera utile d’en appeler à lui, mais à qui on demande expressément de se faire discret, le plus discret possible, sitôt qu’on n’en a plus besoin.

Ainsi, conséquence directe, le citoyen de réserve devient une unité de passivité active. Par définition, il ne se préoccupe que de lui, et sitôt que personne ne va attenter à ses intérêts personnels ou à ses ambitions (les uns et les autres ne sont de toute façon pas élevés), il ne fera pas de vague.

Le maillon de la chaîne sociale saute, et la prise en compte de l’intérêt particulier prime sur l’intérêt de la société. Toute la stratégie est donc là : pérenniser cet état de fait.

De la nature du pauvre

Comment ? En jouant sur la vile nature du pauvre, qui ne demande qu’à s’enrichir.
Au lieu de réfuter un modèle économique qui a fait sa perte, grevé son budget, nourri ses insomnies, et fait éclater sa vie de famille, il va tenter de s’en faire un allié.

A perte, évidemment, car le pauvre est pauvre par nature, et c’est toute la nature du pauvre.

Solutions et perspectives.

Outre les nombreuses mesures de contentions mises en place – publicité, télévision française 1, médias serviles – les auteurs de cette étude recommandent vivement :

- De ne pas refaire les erreurs du passé. Ni le gaz, ni le feu, ni la mitraille ne sont des solutions envisageables.

- De ne pas laisser le pauvre croire qu’un monde meilleur est possible sans qu’il n’y sacrifie une part de lui-même car le monde, c’est complexe, et tout le monde a bien compris qu’on avait besoin de réformes, et de toute façon, les réformes, on les fera.

- De poursuivre la politique éducatrice consistant à annihiler chez chacun toute curiosité pour l’autre, quelqu’il soit. (Si besoin d’une explication : ça file la chtouille.)

- De pousser les relations du politique au médiatique à un niveau supérieure, mais en fine intelligence. Il serait opportun d’augmenter les critiques contre l’état soviétique, tout en vilipendant de la part de tout journaliste toute velléité de changer quoique ce soit au conducteur.

La liste n’est pas exhaustive, et toutes les suggestions comme les initiatives seront bienvenus.

Conclusion

Loué sois le pauvre d’esprit

Par Glorfindel - Publié dans : Rien à voir ...
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Jeudi 13 septembre 2007
Par Glorfindel
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Jeudi 26 juillet 2007

Avec une longueur de retard sur la plupart des gens lettrés de notre beau pays de France, j'ai découvert il y a peu le second livre de Muriel Barbery. Je ne ferais pas dans la paraphrase en me mettant à l'encenser, il va se soi que ce livre est un livre exceptionnel.

H--risson.jpg

A lire sans hésiter une seconde.

Par Glorfindel
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Jeudi 19 juillet 2007
Benjamin ...
LE Nouvel espoir de la téléréalité Française

Un concept novateur et follement enthousiasmant :

- Imaginée par des cerveaux sans nul doute retors, le principe de l'émission est simple. On"caste" quatre couples, désireux de connaître la situtation de leur relation amoureuse, et on les fout, pendant 12 jours sur une île paradisiaque. 

Dès lors, débarque un banc de pectoraux huilés et de bimbos bien faites, venus pour, le titre ne peut être plus explicite, tenter les gugusses, qui sont alors séparés les uns des autres. Les 4 nanas se retrouvent avec 11 hommes, et vice versa.

- Objectif avoué : il faut que ca nique dans les 12 jours, et le plus tôt sera le mieux, il faut bien alimenter les émissions intermédiaires. On en appelle donc aux classiques : des images qui bougent, des plans volés où l'on ne voit pas les protagonistes mais où on les entend (sous titrage), des séquences de dialogues choisies (vive le montage). Le but est ensuite de montrer les images de l'homme pris dans une situation ambigue à sa compagne, et vice versa. La réaction est, somme toute, normale, lorsque l'on voit sa moitié presque nu dans les bras d'un/d'une autre, sourire ostensible, paroles douceureuses où l'on ne discerne comme par hasard qu'un mot sur trois : on devient fous. Parfois, cf. plus haut, on pète, comme un pop corn .

- Le mec qui voit "sa" nana dans ce genre de situation devient fou. Il commence par fortement la blâmer, puis, ego oblige, il se dit qu'il va en profiter à son tour, et fournit ainsi d'autres images dans d'autres situations de plus en plus chaudes, que sa copine verra à son tour, le soir suivant. Et petit à petit, on monte le truc en épingle jusqu'à atteindre le but souhaité : foutre la pagaille dans un couple, et offrir force image avec un petit "-12" à l'écran, histoire d'allécher encore plus le téléspectateur.

 
Pas mal, non ? Christellejpg.jpg

- Basique, simple, efficace. 
Et forcément, ca marche. Depuis 6 ans, la chaîne multiplie les records d'audiences. La raison est simple, personne ne peut refouler son instinct primaire. Il y a des jolies filles, et puis surtout, ce côté voyeur. Derrière son écran, assis dans son canapé, on peut allègrement entrer dans l'intimité des candidats, les voir se déchirer, ou vivre pleinenement leur fidélité. C'est vibrant, jouissif, du rêve à peu de prix, et une façon de s'encanailler pour pas cher en titillant les plus vils de nos fantasmes. 

Et puis, il y a un autre phénomène, tout aussi intéressant, qui découle du casting en lui même. La production n'ayant pour le moins rien laissé au hasard, les candidats sont sélectionnés selon leur potentiel. Il FAUT qu'il y ait trahison, que celle ci soit totale, et si possible truculente ... Harry, l'année dernière était le symbole même : un vrai blaireau, dont la France entière s'est allègrement moqué, en se disant "finalement, il y a forcément plus con que nous, il n'a vraiment rien compris, ce mec ..."

Mais forcément, redites obligent, il fallait cette année rehausser encore le niveau.
C'est chose faite ...

La saison 2007 se passe cette année au Mexique. Décor de l'archétype paradisiaque : sable fin, torches, hamac et blanches voiles. Horizon dégagé, pas un nuage, un beau soleil et une température idyllique. Les gens y sont beaux, et sans aucun problème. On croirait retrouver un hersatz du mythe d'Ulysse attirée par les sirènes, évidemment, la profondeur mythologique en moins ...




Un précédent qui compte : le cas Harry (florilège)

C'était l'an dernier, sur TF1. A l'issu d'un buzz incroyable, un bouffon, incroyable lui aussi ressort du lot. Harry ... L'archétype du mâle qui se la donne grave, qui comprend les femmes, et qui sait manier la langue avec une patte très très personnelle; si j'ose dire, une grooooosse patte. Ouais ouais ...

 


- La petite amie d'Harry est fort contrite. Elle vient sans doute de s'apercevoir que son babouin de copain avait promené ses yeux, ses mains et sans doute plus sur le corps d'une des nombreuses nubiles presques nues savamment recrutées par la production. Fin psychologue, l'homme sait décrypter une situation ... périlleuse en mots choisis. Sans nul doute un précieux réconfort ...




- Et voilà enfin notre héros dans le cadre d'un exercice obligé : le "confessionnal". En gros, tu te poses, et tu ouvres ton coeur à la caméra. Le but est de transmettre un message, en maniant parfois l'ambiguité, sans pour autant être sybillin. Une technique que Harry maîtrise, mais alors ... totalement.




Une lueur d'espoir dans le ciel de la saison 2007 : le cas Benjamin

- Nous fûmes gâtés en 2006, mais franchement, ne perdons pas espoir. La nouvelle génération est prometteuse. 

" Entre Fiona et Benjamin, il y a un réel décalage sentimental.Benjamin pense que cette expérience peut réveiller en lui des sentiments amoureux méconnus. Quant à Fiona, elle espère découvrir un homme amoureux."

Cette petite description, qui rivalise avec les horoscopes des journaux du matin rubrique "coeur" se trouve sur la page du site spécial de l'émission de TF1 concernant les candidats.


Partant, on peut facilement déduire dans quelle disposition d'esprit se trouve les deux "amoureux", ou "fiancés", comme les nomme l'émission.

Elle : Cela fait maintenant un an que nous nous connaissons, et il est temps pour moi d'approfondir un peu. Mine de rien, quelques soient mes sentiments à son égard, suis je sûr qu'il les partage ? Il est séducteur, aime plaire, et après tout, je ne peux envisager d'être avec quelqu'un qui ne soit pas stable ... J'ai besoin d'un homme affable, protecteur et sur de lui, mais qui sache dans le même temps se remettre en question, faire preuve de romantisme, de sensualité, et qui puisse me laisser une certaine indépendance. Est-il vraiment le prince charmant à la voix suave et au torse glabre, à la machoire si expressive et aux yeux tellements brillants d'intelligence aïgue ? Qu'y a t il derrière ce masque ? Ce corps subtil, fin et élancé, d'une élégance rare ? L'amour ne m'aveuglerait il pas ?

Lui : Putaing, cela fait un an que je suis avec ma gonnezesse. C'est cool, elle est bien, et je suis bien avec elle. Mais franechement, là, il y a du niveau. Elles sont pas mal, ces gonnezesses. Moi je suis là pour m'amuser, et profiter. Et les mecs, là, izon pas intérêt à la chercher, ma meuf, parce que je leur ai dit, c'est mission impossible. Moi, par contre, j'aime bien plaire. Je sais que je plais vachement aux gonezesses. Et en plus, c'est clair que c'est normal. Putaing, je suis trop un gars bien.

.............




TF1 a visiblement insisté auprès de youtube pour virer les vidéos de la saison 2007. 
Quelle grosse hypocrisie ... Les mêmes qui nous balancent teasing sur teasing, avec force corps dénudé et tout ça sont les premiers à s'offenser du fait qu'on ose piller le contenu de leurs émissions poubelles qui nous font tant rire ...
 
 
Il nous régale, le Benji. 

Deuxième émission, rendez vous à tête à tête avec sa tentatrice, Julia, que Céline Giraud persiste à prononcer Joulia, histoire de rajouter un peu d'exotisme à l'émission, sans doute. 


Lui : " Je suis pas mal, les filles, en général elles me le disent, je suis charmang" 

Elle : "En fait, quand on est arrivé, les filles, elle t'ont vu de loin, elles ont craqué. Elles t'ont vu de près, elles ont moins craqué" Et lui, qui tire une de ces gueules ... "quoi, semble-t-il penser, mon sex appeal séculaire est révolu ? Plus personne ne m'aime ?". 

Alors, forcément, la tentatrice se voit dans l'obligation de rattraper le coup. Parce que sinon, premièrement, il va aller pleurer et elle pourra pas affirmer son leadership sur le client (même si elle n'en a sans doute profondémment rien à foutre, étant donné qu'en 12 jours, il faut faire du chiffres, pour les tentatrices, le message est clair : il n'y en aura pas pour tout le monde. Tentez, et vous vous sustenterez ...), et deuxièmement, elle commence sans doute à beaucoup s'amuser. 
Et le repas se continue. 

Presque plus aucun suspens, désormais, quoiqu'à mon avis, il vont le faire durer longtemps. Sinon, c'est la te-hon, comme on dit, tout le truc évaporé en seulement quelques secondes. Un nibard de touché, une prise de bouche, et basta ... Alors que là, non, il en faut de la passion pour se farcir les prochains épisodes. 

SEQUENCE COUP DE GUEULE : Qui est cette putain de voix off ? Franchement, déjà qu'il s'exprime dans un français déjà très approximatif, sa voix de crécelle m'insupporte encore plus. Et il marque volontiers toutes les situations avec une sorte de catastrophisme calculé. Genre : ah, mais que se passe t il ??? Non, vraiment, virez le, ou donnez le à bouffer aux requins. On n'arrive pas à se concentrer, sinon. 

Bien, séquence terminée. 
Une petite vidéo, pour le plaisir ? 
Allez, un petit foutage de gueule en règle ... 



Par Glorfindel
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Vendredi 6 juillet 2007

On pourra dire ce qu'on voudra, ce mec est très fort. 
Qui ça ?
 Lui, là : 

Sarko-II.jpg


Vous vous rappelez ? Le même qui était à la Une de vos canards hier, avant hier ? Et les jours d'avant ? Et pendant les JT aussi ? Vous vous rappellez, le journal de TF1 en direct de l'Elysée ? Car il est président de la république, ce mec là. Pas banale, la fonction, en plus. Un certain prestige, même.

Bon.

Ceci étant dit, passons au centre de notre point de vue ; je ne fais pas confiance à Sarkozy. 
Laissez moi vous expliquer pourquoi, avant de me jeter à la gueule vos phrases d'anathème. Politiquement, je ne suis pas à même de le contester, ou même de discuter. Il est fort, trop fort pour moi, je préfère ne pas rentrer dans ce genre de polémique.
Que d'autres s'y attelent. Marianne et Charlie sont dans ce domaine assez en pointe, quoique leurs choix éditoriaux sont parfois un peu limite " c'est nous qu'on a raison et les autres sont tous des cons".

Bref, donc.

Je ne fais pas confiance à Sarko, parce que ce mec, qui est quand même le président de la république, soit la plus haute fonction de l'Etat, a plusieurs caractéristiques : 

- Il ne boit pas
- Il ne fume pas
- Il ne fait pas la fête
- Il se couche tôt

Corrolaire, il est en forme, en bonne santé, il est dynamique et efficace sur la scène nationale voire internationale.
Soit. 

Mais merde ! Comment faire confiance à un mec qui mange des mars, et préfère le coca au vin rouge ?
Suis-je à ce point anachronique ? Totalement à côté de la plaque ? Rétif aux valeurs du 21e siècle qui placent le travail et le sérieux en première ligne des piliers de la foi ?

On me dira : un mec qui a les codes nucléaires n'est pas forcé de se mettre la tête tout les soirs, c'est moyen côté crédibilité. On me dira aussi qu'il prend assez à coeur sa fonction pour sérieusement mettre de côté les plaisirs d'une vie d'homme pour être la tête dans le guidon. 

Et puis qu'on en a marre de tous ces gauchistes qui ne pensent qu'à fumer des joints là où le sérieux devrait gouverner. 
Le formel aussi. 
Le solennel, un peu. 
Le protocole, beaucoup. 
Le respect, quoiqu'il en soit. 

L'outrance, en tout cas, jamais. Ou seulement quand il s'agit de tomber dans le pathos et l'empathie pour de pauvres victimes, dans ce cas, il faut être outré, et dire qu'on va tout faire pour réagir


                                                                 

Sarko-III.jpg



                                                             "La politique, monsieur, c'est une outrance devenue vocation"
                                                                                            
  Ah, oui ... c'est sûr ...
                                                                    Bon, ben, s'cusez alors, j'ai du me gourer de porte.



Rester droit dans ses bottes, madame, monsieur. La fonction présidentielle n'est pas l'apanage d'un seul, c'est le peuple qui gouverne en son nom. Et le peuple souverain n'a pas envie de voir un tel spectacle. Les réjouissances, c'est pour lui. 

Enfin, quoique, le président tient tout de même à garder avec son peuple une image proche. Il doit regarder TF1, lui aussi. Il doit kiffer les seins de Tatianna, pareil. Et peut être qu'il envoie des SMS pour sauver le transexuel, si ca se trouve ... Ca serait en tout cas bien vu.

En parlant de ça, vous avez eu quoi, comme ressentiment, quand le 6 mai au soir vous avez vu Barbelivien, Bigard et Steevy place de la concorde ? Franchement, on nous aurait présenté la scène aux guignols, on aurait vachement rigolé. Remplacez les vrais par des marionettes, et bizarrement, tout le monde aurait saisi le grotesque du truc. Mais bon, voilà, là, c'était le réalité, et on ne badine pas.

Le pouvoir est revenu de Malte transfiguré, une bonne cure de Jouvence bien grasse, à la manière d'un gros beauf qui aurait gagné au loto , et qui voudrait s'offrir des vacances de riches ...
Mascarade ... putain de mascarade, et pourtant, qu'elles sont douces les sirènes pour nous endormir.
Il ne sert à rien de protester pour le principe, mais juste, sans doute, de rester vigilant.
Quand le parti de la communication à outrance est en premier plan, quand il devient délicat de discerner le vrai du faux, je préfère m'en remettre à l'instinct.

Oui, peut être, c'est débile, mais bon.
Et je vous dis, un mec qui ne boit pas d'alcool, qui préfère le coca, et qui mange des mars ... je le sens pas. Monsieur Tartuffe, je ne vous fais pas confiance.

Ok, ca vous fait une belle jambe, mais quand même !

Par Glorfindel - Publié dans : Impertinence
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Vendredi 22 juin 2007

Une petite bouffée d'oxygène, qui ne sera pas sans rappeller l'en tête de ce blog, une petite bouffée d'oxygène donc, puisque voici une vidéo tirée d'un des deux one man show de Pierre Desproges : le sketch intitulé : "on me dit que des juifs se sont glissés dans la salle".

Il y aurait sans doute beaucoup, beaucoup à dire sur le sujet. Dans une France qui souffre, quand même, d'un manque singulier de liberté d'expression, voire de liberté tout court, il y eut, et il y a encore, quelques grandes gueules. Ceux d'aujourd'hui sont tout autant subversifs, mais simplement beaucoup moins médiatisés. Peur presque camouflée, ne pas choquer, respecter la croyance des autres. Ni plus ni moins qu'une ligne droite vers un truc totalement aseptisé, plus de saveur, en apparence au moins.

Car nous sommes tous profondément différents. Et nous sommes tous engoncés dans nos codes, à choisir notre manière de parler, de nous fringuer, et d'agir en fonction du contexte. Certains prennent plus de marge avec les conventions, d'autres s'y tiennent strictement : chacun a sa manière de voir les choses.

Mais s'il était juste un combat qu'il me semblerait juste de mener, c'est vraiment pour le droit à la différence. Ou même la nuance. Car n'y a t il pas autant de différence entre noir et blanc qu'entre blanc et blanc ?

Où je veux en venir ? C'est assez simple. En voulant tout respecter, en faisant l'apologie du consensus global, en taisant systématiquement le droit à la parole, qu'elle soient pour dire "j'aime pas", mais aussi pour dire "j'aime bien, mais", en se faisant le chantre du : "je suis pour la liberté d'expression, mais ...", on oublie cette nuée de différences qui a forgée nos cultures.

Il est trop téléphoné de reprendre ici la fameuse phrase de Voltaire : "je suis contre vos idées, mais je ferais tout pour que vous ayez la possibilité de les défendre".
Mais mine de rien, tout est dit.
 

Alors qu'ils continuent, les trouble fêtes, a avoir la possibilité de s'exprimer. Cela ne fera qu'enrichir le débat, cela ne pourra que rapprocher les gens entre eux, leur permettre de discuter, et de se construire. Laissons les nous faire rire, mais aussi nous faire peur. Et réagissons en citoyen éclairé, si on peut, avec un peu de recul. Et puis si en plus on peut se marrer ...

Ce n'est pas un sketch sur les juifs qui est choquant, c'est de s'offusquer ou de ne pas comprendre que ca puisse faire rire.
Et franchement, c'est dommage, parce que c'est super drôle.

 

 

 

 
Par Glorfindel - Publié dans : Leçon de chose
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Mardi 19 juin 2007

Où il est question de sodomie et d'animaux ...
La SPA ne va pas apprécier, mais en attendant, c'est effectivement très drôle.

Par Glorfindel - Publié dans : Impertinence
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Lundi 18 juin 2007

Voilà, c'est fait. La vague bleue n'a pas fait long feu, et même si une majorité claire s'est dessinée, l'Assemblée Nationale comptera une opposition bien représentée, et l'UMP aura moins de députés qu'en 2002.

De là à ce qu'elle soit capable d'être dans la proposition plutôt que dans le "on-dit-non-parce-qu'ls-disent-oui-et-vice-versa", nous verrons. Il y a encore un groupuscule communiste, dernier avatar d'une époque bien révolue.

Il y avait des ministres qui tentaient leur chance à la députation. En l'espèce, c'est quand même une chose étrange que des gens qui ont déjà des responsabilités en briguent d'autres, cela donne l'impression qu'ils bouffent à tous les rateliers. Et comme, de toute façon, ce sera leurs suppléants qui exerceront les fonctions pour lesquelles ils auront été élus. Ce n'est rien d'autre que de la publicité mensongère.

Le cas de Bordeaux doit donc être regardé avec attention, puisque Alain Juppé est le seul des ministres à s'être fait battre par une socialiste. Un ministre battu dans sa circonscription, on sait ce que cela veut dire : exit le gouvernement.

Pourtant, moi qui ne suis pas du tout de droit, moi qui n'ai absolument rien à envier au programme de mini sarko, qui n'ai rien en commun avec Boutin, Bachelot, Rafarin ou Devedjian, je pense que Juppé ne doit pas quitter le gouvernement.

 

 

D'abord, pour mettre qui, à sa place ?
- N'en doutons pas, depuis qu'il est revenu du Québec, l'homme a changé et a pris conscience du problème environnemental. Même si parfois cela s'égare dans une opération de communication douteuse (j'arrive au conseil des ministres en vélo ... tout ça pour le symbole), il est sans doute l'un des plus compétents et l'une des plus grandes chances pour l'écologie en France. C'est un politique rodé, qui a les moyens, a priori, de ses ambitions.

- Si c'est pour avoir un politique simplement lorgnant sur la place de numéro 2 du gouvernement, du genre un Rafarin ou un Devedjian, justement, mais alors cinquante fois non merci. Mieux vaut faire revenir Nelly Ollin et ses Ours !

- Maintenant qu'il est libéré de cette tache parlementaire, qu'il cumulera moins de mandat que les autres, et conformément à ce qu'à dit sa concurente socialiste à Bordeaux, il peut se consacrer entièrement à son travail.

- Faut-il confondre l'onction locale du suffrage universel et le plebiscite national ?

 

Alors, M. Juppé, si jamais vous lisez ces lignes, ce dont je doute, réfléchissez à deux fois avant de remettre votre démission à mini-sarko. Nous avons besoin d'un homme fort pour l'écologie politique. L'écologie ne doit pas s'enferrer dans le clivage droite-gauche tant est important l'enjeu. Et tant pis si l'on déroge à la parole politique, ce n'est pas la première fois, et sûrement pas la dernière.

Par Glorfindel - Publié dans : Politique
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Jeudi 14 juin 2007

NON, la campagne n'est pas finie !!
Et pour en profiter encore et toujours, voici le SON ULTIME :

Mon Pays France (Tout un programme ...)


Ah, ça fleure bon le poujadisme, c'est tellement mignon ...
Si jeunes, et déjà râtés, c'est bête, quand même.

 (Si encore c'était bien chanté ...)

Par Glorfindel - Publié dans : Leçon de chose
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Mercredi 13 juin 2007

Histoire de varier les plaisirs, voici une petite compilation de bouquins recommandés par moi.

Pour ce que ça vaut, certes, mais quand même.

 

 

 

 Bernard Tirtiaux : un auteur méconnu, maître verrier de son état. Ses livres traitent du moyen-âge et des compagnons. L'écriture est belle, enlevée, poétique. Voyages aux confins du monde occidental, rapport entre père et fils, mais aussi amour, presque courtois.

Un véritable bonheur pour les amoureux des mots.

 


 

 

 

 

Qui aurait pu penser que l'histoire d'une dynastie de bourreaux aurait pu être passionnante. Et pourtant, celui qui n'a pas encore découvert cette oeuvre de Michel Folco a une chance énorme : il peut la découvrir, et franchement, le plus tôt sera le mieux tant on se laisse emporter dans ces histoires entremelées, au Moyen-âge ou aux derniers temps de la Guillotine. Une fresque historique enchanteresque.

 


 

 

    Beaucoup plus classique car beaucoup plus célèbre, il ne faut pas pour autant bouder ce livre, dont l'adaptation cinématographique a été ratée. L'histoire d'un jeune homme né sans odorat qui parcourt la France de Louis XV. Les descriptions vous plongent dans l'atmosphère du royaume d'avant la révolution, où l'on sent déjà que la bourgeoisie commence à se faire entendre.

Par Glorfindel - Publié dans : Rien à voir ...
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